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Pantin : La police agresse une mère de famille
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Ce samedi 26 décembre, à Pantin (Seine Saint Denis), une mère de famille a été agressée par la police alors que cette dernière protestait contre l’interpellation violente de ses deux fils de 15 et 18 ans. Blessée, avec une interruption de travail de 10 jours, Zahra Kraiker a porté plainte pour violences policières.
Fréderic Apoyo
Une vidéo de l’interpellation, d’une dizaine de secondes, a été publiée sur le site le Courrier de l’Atlas. On peut y voir la police se déchaîner sur Zahra Kraiker et ses enfants.
Son frère Nordine Isnasni, co-fondateur du Mouvement de l’Immigration et des Banlieues (MIB) et conseiller municipal à Nanterre (92), révèle que la police était déjà venue il y a quinze jours. « Il y avait eu un gros problème alors : un des flics avait frappé mon plus jeune neveu au niveau du testicule. Résultat : il avait dû être opéré [...] C’est normal que ma sœur se soit inquiétée pour ses enfants alors. C’est là qu’elle est descendue pour aller voir de plus près ».
Comme pour légitimer les actes violents des policiers, les deux fils de Zahra Kraiker ont été placés plus de 48 heures en garde à vue, et passeront devant le juge ce 29 décembre pour outrage à agent. « La police est maligne : elle leur a collé un outrage à chacun. Elle sait qu’elle est en tort et elle se protège comme elle peut » explique Nordine. Et pour cause, la mère de famille souffre d’une entorse au doigt et de plusieurs contusions au dos et au coude. Des blessures qui lui ont valu 10 jours d’interruption de travail
Un fait divers de plus qui témoigne de la multiplication des violences policières depuis l’instauration de l’état d’urgence. Bien sur, les abus des forces de l’ordre dans les quartiers populaires perdurent depuis des années, mais la période d’état exceptionnel et l’impunité policière qui les accompagnent ne font que renforcer la chape de plomb. Contrôles démultipliés, harcèlement et ratonnades se banalisent un peu plus chaque jour... et la poursuite du glissement vers la droite de l’ensemble de l’échiquier politique n’annonce que l’intensification de la répression des mouvement sociaux et dans les quartiers. C’est bel et bien celles et ceux qui subissent l’état d’urgence aux quotidien, avec l’appui des organisations de la classe ouvrière et de la jeunesse, qui pourront mettre un frein à la dérive autoritaire de l’État, par le biais d’un grand mouvement contre la guerre et contre un état d’urgence liberticide, xénophobe et résolument anti-social.




