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Air France: appel à la grève suspendu
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La CGT d'Air France a annoncé vendredi qu'elle suspendait son appel à la grève du 28 janvier après la décision de la direction d'annoncer "un projet de croissance" pour la compagnie en CCE extraordinaire le 15 janvier.
La CGT d'Air France a annoncé vendredi qu'elle suspendait son appel à la grève du 28 janvier après la décision de la direction d'annoncer «un projet de croissance» pour la compagnie en CCE extraordinaire le 15 janvier.
Dans un communiqué commun, l'intersyndicale(CGT, FO, SNPL, SPAF, SNGAF, UNAC, CFTC, UNSA, SUD), réunie vendredi, s'est félicitée que «M. Gilles Gateau, nouveau DGA Ressources Humaines et Politique Sociale d’Air France, semble disposer d’un plan +ambitieux+ qui puisse redonner des ailes» à la compagnie.
«C’est du moins, ajoute-t-elle dans son texte, le message que toutes les organisations syndicales ont pu recevoir lors des entretiens qu’il leur a accordés en ce début d’année».
«Nous avons décidé de suspendre l'appel à la grève car la direction semble vouloir mettre en place un plan de développement ambitieux. Gilles Gateau (ex-conseiller social de Manuel Valls, ndlr) le présentera lors du CCE extraordinaire du 15 janvier», a déclaré à l'AFP Mehdi Kemoune, représentant de la CGT.
«Nous n'avons aucun détail et attendons de voir les modalités de ce plan qui doit être un investissement et une garantie pour l'emploi mais la CGT semble avoir été entendue sur la nécessité d'un plan de développement. C'est un désaveu de la politique d'Alexandre de Juniac(ex-PDG d'Air France) et de sa position dogmatique», a-t-il ajouté, en saluant la possibilité de «renouer avec un vrai dialogue social» au sein d'Air France.
La CGT avait appelé le personnel d'Air France à la grève le 28 janvier pour demander l'arrêt des licenciements et des poursuites judiciaires dans l'affaire de la «chemise arrachée».
Cinq salariés sont poursuivis en justice dont quatre ont été licenciés pour faute lourde, suite à des incidents qui avaient émaillé le CCE d'octobre.
Air France a convoqué le 15 janvier un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire pour discuter d'un «projet de croissance», un net changement de direction, au moins en apparence, après l'annonce de son «plan d'attrition» (réduction d'activité) du 5 octobre, menaçant jusqu'à 3.000 postes sur 2016-2017. Ce plan avait déclenché une tempête sociale.
«Nous serons donc particulièrement attentifs aux leviers, aux moyens sensés être déployés et investis au sein d’Air France. Nous serons tout aussi attentifs aux impacts qu’ils auront sur nos emplois et nos conditions de travail», souligne l'intersyndicale dans son texte.
Elle dit cependant espérer un «nouveau départ pour des rapports sociaux apaisés», même si «de simples promesses et effets d’annonce n’auront pas raison de (sa) détermination et de (ses) exigences».
Le principal syndicat de pilotes, le SNPL, a estimé de son côté que si «l'écoute est nettement meilleure et qu'une porte s'ouvre, il est trop tôt pour livrer une analyse fiable».
«Cette annonce est porteuse d'espoir mais on sort de plusieurs années de relations très difficiles à Air France et on est prudent. Ce plan serait en parfaite cohérence avec les discussions des derniers mois de 2015 et le message que nous n'avons cessé de porter: l'avenir l'Air France se jouera sur un vrai plan de croissance avec un État qui doit jouer son rôle de régulateur», a estimé Emmanuel Mistrali, porte-parole du SNPL, interrogé par l'AFP.




