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Algérie: Les binationaux discriminés et stigmatisés !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Sur l’autre rive de la Méditerranée bien des choses sont possibles. Allons donc voir ces choses là.
Le président a donc signé le projet de révision constitutionnelle concernant les binationaux. Tout est dit et de façon extrêmement précise dans l’article 51 de la Constitution tel que le chef de l’Etat l’a voulu. « La nationalité exclusive est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions publiques. » La loi établira la liste des « hautes fonctions » qui seront interdites aux binationaux. L’article 77 de la même Constitution se penche, lui, sur les conditions d’éligibilité au poste de président de la République. Et là c’est dur, dur. Pour être candidat il faut « ne pas avoir acquis de nationalité étrangère ».
Il faut également pouvoir prouver qu’on a des parents qui n’ont qu’une seule nationalité d’origine, la bonne, la vraie, celle de souche. Les nationaux qui ont des épouses étrangères sont également visés par la même exclusion. On ne va pas vous faire languir plus longtemps. Le président qui a imposé cette révision constitutionnelle s’appelle Bouteflika. Et le pays qu’il dirige, l’Algérie.
Là bas l’algérianité n’est pas un vain mot. Elle est vantée, célébrée et requise. Et elle est parfaitement et durement discriminante pour tous ceux qui ne sont pas vraiment « Algériens de souche » Et la souche ça doit se démontrer puisqu’au besoin on ira fouiller dans l’état civil des parents : ils doivent eux aussi avoir la nationalité d’origine et aucune autre. La souche, toujours elle, exige en outre un mariage endogamique. Une épouse étrangère et hop vous cessez d’être de souche…
On ne se permettra pas de critiquer ces dispositions. L’Algérie est un grand pays, indépendant et fier. Manifestement hostile au métissage tant vanté chez nous. Et qui a une conception très ethnicisée de son identité nationale, ce qui n’est pas le cas dans un pays proche et voisin appelé la France. Ce qui nous amène avoir une pensée compatissante pour les binationaux franco-algériens si nombreux chez nous. À supposer que certains d’entres eux aient l’ambition légitime de faire une carrière politique ou administrative, ce n’est pas en Algérie qu’ils pourront réaliser leur rêve. Mais en France. Bienvenue chez nous!




