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Non Mr Macron, la vie d’un entrepreneur n’est pas "plus dure" que celle d’un salarié
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
L'affirmation du ministre de l’Economie proférée mercredi est bien loin de la réalité et du tableau que dressent les principaux indicateurs de l'Insee.
«La vie d’un entrepreneur, elle est bien souvent plus dure que celle d’un salarié. Il ne faut jamais l’oublier», croit savoir Emmanuel Macron. Et d’ajouter, à l’antenne de BFM TV et RMC, mercredi matin : «Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties.» Il y a donc, dans la tête du ministre de l’Economie, d’un côté, «lui», le chef d’entreprise qui prend des risques et n’a pas un quotidien facile, et, de l’autre côté, le salarié, qui, par opposition, aurait donc une existence plus clémente. Un point de vue «loin des vies réelles», selon Christian Paul, chef de file des députés frondeurs du PS, qui s’est fendu d’un tweet à son sujet.
Mais, derrière le «poujadisme» dénoncé par Christian Paul, cette affirmation s’avère surtout totalement bancale, à y regarder de plus près. Espérance de vie, revenu, endettement : les entrepreneurs ne sont pas les plus à plaindre. Tour d’horizon des différents indicateurs.
Une espérance de vie dans la moyenne haute
Les artisans, commerçants et chefs d’entreprise ont certes, selon l’Insee, une espérance de vie à 60 ans plus faible que celle des cadres et les professions intermédiaires. Mais supérieure à celle des employés et ouvriers. Ainsi, à 60 ans, là où les hommes artisans, commerçants et chefs d’entreprise ont en moyenne encore 22,2 ans à vivre, les ouvriers ne peuvent en espérer que 19,6 de plus.

Un niveau de vie médian supérieur à celui des employés, mais inférieur à celui des cadres.
Même chose du côté du niveau de vie médian. En 2013, selon l’Insee, celui des artisans, commerçants et chefs d’entreprise est des 19 680 euros. C’est moins que les cadres (32 200 euros) et les professions intermédiaires (24 060 euros). Mais plus que les employés (19 220 euros), les ouvriers qualifiés (18 970 euros) et non qualifiés (16 630 euros).

Un risque de surendettement le plus faible de la population
En 2014, selon la Banque de France, les employés sont les plus touchés par le surendettement, soit 34,4% des surendettés. Bien loin devant les artisans, commerçants et chefs d’entreprise qui ne représentent que 0,4% de la population en surendettement. Soit 823 personnes (sur les 205 800 dossiers reçus par les commissions de surendettement) susceptibles de «tout perdre».





