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Mélenchon cherche son "plan B"
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(Le Monde) Si nous n’étions pas en janvier 2016, on pourrait croire que Jean-Luc Mélenchon est déjà en campagne. A l’occasion du « sommet pour un Plan B en Europe », organisé par le Parti de gauche ce week-endà Paris, l’ancien candidat à la présidentielle s’est livré, dimanche 24 janvier, à une charge en règle contre l’Europe.
Dès mercredi, sur son blog, il expliquait que « l’Union européenne est toujours aussi nuisible, hostile à la démocratie et à la justice sociale ». Des propos développés dans une petite salle de la Maison de la chimie (7e arrondissement de Paris), où il a jugé que « dans le cadre des traités budgétaires européens, aucune politiqueprogressiste n’est possible » et a appelé à « rompre » avec les traités actuels. Au passage, il a dénoncé les « belles phrases » sur « l’Europe qui protège » et les « échecs » de l’UE dans la crise des réfugiés.
L’idée de ce « sommet », qui a réuni des économistes et des politiques essentiellement étrangers, avait germé au plus fort de la crise grecque, à l’été 2015. M. Mélenchon jugeait alors que, faute d’un plan B crédible, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, n’avait pas pu instaurer un rapport de force avec l’Union européenne et s’était ainsi lié les mains. Lors de la Fête de l’Humanité, en septembre, le député européen avait organisé un débat avec l’ancien ministre grec des finances, Yanis Varoufakis, l’ex-présidente du Parlement grec, Zoé Konstantopoulou, le député européen allemand de Die Linke, Oskar Lafontaine, et Stefano Fassina, un ancien ministre des finances italien.
Yanis Varoufakis absent
Dans la foulée était annoncé un « sommet du plan B » dont la première édition devait se tenir les 14 et 15 novembre 2015. Les attaques terroristes à Paris et Saint-Denis ont conduit M. Mélenchon à reporter la rencontre. Entre-temps, l’invité vedette, Yanis Varoufakis, a fait faux bond : si l’ex-homme fort du gouvernement Tsipras devait être présent en novembre, un « problème d’agenda » l’a conduit, selon les organisateurs, à annuler sa participation ce week-end.
Malgré cela, il aurait pu signer samedi la « déclaration pour une conférence permanente du Plan B » aux côtés des quatre autres personnalités présentes au débat de la Fête de l’Humanité. Ce qu’il n’a pas fait. M. Varoufakis a en effet d’autres projets : il a annoncé le 13 janvier le lancement début février d’un « mouvement transnational » pour « démocratiser l’UE », auquel devrait participer l’ancien ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg.
Autres absents : les communistes, qui ne partagent pas l’analyse de la situation grecque de M. Mélenchon et entendent toujours « refonder » l’Europe. Leur secrétaire national, Pierre Laurent, n’a pas coupé les ponts avec Alexis Tsipras. Depuis cet été, celui qui est également président du Parti de la gauche européenne répète que le premier ministre grec reste « un point d’appui pour tous ceux qui un jour, à gauche, espèrent gouverner ». Les Espagnols de Podemos sont sur une ligne similaire même si une députée de la formation de Pablo Iglesias participait dimanche à une table ronde.
« L’euro n’est pas l’Europe »
Au final, le plan B de M. Mélenchon reste très flou. A la dénonciation de l’Union européenne, il a ajouté dimanche celle de l’euro sans pour autant appeler clairement à sortir de la monnaie commune. Rappelant que neuf pays ne l’utilisent pas tout en étant membres de l’UE, il a jugé que « l’euro n’est pas l’Europe » mais « un petit bout de la chaîne par laquelle vous êtes tenus ». « C’est cette chaîne que nous voulons rompre », a-t-il ajouté.
M. Mélenchon n’aurait pas pu terminer son allocution sans évoquer 2017. Jugeant François Hollande « pire » que Nicolas Sakozy, le député européen a déploré que son camp ne soit pas en ordre de bataille pour la présidentielle, perdant du temps pour savoir « qui a la plus belle cravate, qui parle le mieux, qui est le plus ébouriffé ». Une critique de la primaire de la gauche à laquelle le député européen est opposée. « Tous ces gens-là, inclus EELV, tous sont d’accord pour les traités budgétaires européens, tous pétaradent d’allégresse à l’idée d’approfondir ce processus magique », a-t-il fustigé.
Refusant d’être assimilé à la « gôche », « celle des beaux quartiers qui trouve merveilleux de pouvoir passer d’un pays à l’autre sans avoir à faire de change – grâce à l’euro », M. Mélenchon veut désormais plus que jamais s’adresser au « peuple ». « Nous sommes du peuple et nous méprisons ceux qui veulent être autre chose que du peuple », a-t-il conclu.




