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Quand Uber paie les chauffeurs à faire "grève"
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La plateforme aurait garanti une indemnisation à ses chauffeurs partenaires en contrepartie de leur mobilisation, selon un enregistrement audio que s'est procuré La Tribune.
Pendant que le médiateur, le député socialiste Laurent Grandguillaume, planche sur des solutions concrètes pour résoudre le conflit entre taxis, VTC (voitures de transport avec chauffeur), Loti (pour loi sur le transport intérieur) et plateformes - il doit les présenter avant la fin de la semaine au Premier ministre -, la mobilisation de certains chauffeurs se poursuit. Sous une pluie légère mais persistante, une centaine de voitures, des berlines noires pour la plupart, étaient garées en triple file sur la grande place de l'est parisien, sans toutefois bloquer la circulation, a ainsi constaté mardi une journaliste de l'AFP. Ce qui représenterait donc 1% des 10.000 chauffeurs Loti concernés par la mobilisation - un chiffre avancé par plusieurs organisations, mais qui doit toutefois être vérifié par le député de Côte d'Or.
Pour rappel, la mobilisation concerne surtout les chauffeurs de transport à la demande qui exercent avec une licence de transport collectif (Loti), à qui les taxis reprochent d'effectuer des courses individuelles, au mépris de la loi Thévenoud.
"Contrôles incessants"
Après un mouvement de colère des chauffeurs de taxis fin janvier, le gouvernement a annoncé des "contrôles incessants" pour traquer les chauffeurs de VTC "fraudeurs" et donné jusqu'à fin février à une vingtaine de plateformes de réservation de VTC (Uber, Chauffeur-Privé, SnapCar, etc.) pour se mettre en conformité.
D'où le mouvement actuel de certains chauffeurs, encouragé par des plateformes telles que Chauffeur-Privé, ou encore la très décriée Uber.
"Uber se mobilise pleinement pour soutenir l'ensemble de ses partenaires chauffeurs et défendre les intérêts du secteur".
Comme elle le montre dans les courriels qui leur sont adressés, la plateforme mettant en relation chauffeurs professionnels et passagers ne badine pas avec ses partenaires. En témoigne un enregistrement audio que s'est procuré La Tribune, dans lequel l'entreprise - qui a coupé son application pendant quatre heures ce mardi, cinquième jour de grève de chauffeurs VTC et LOTI - garantit aux partenaires qui manifestent contre les récentes mesures annoncées par Manuel Valls une indemnisation financière, calculée sur la base du manque à gagner que représente la durée du rassemblement, soit une centaine d'euros.
Lire aussi: Taxis, VTC, la mobilisation se poursuit
Dans cet enregistrement, on peut entendre un chauffeur faisant part de son hésitation à prendre part au mouvement organisé Place de la Nation, à Paris. Il demande si une indemnisation est prévue, pour combler le manque à gagner que représente la mobilisation. L'interlocuteur de chez Uber le rassure:
"Si vous vous mobilisez pour soutenir vos collègues, il va de soi que nous interviendrons pour vous indemniser sur la base du manque à gagner que vous aurez pu avoir pendant cette période de rassemblement".
Le chauffeur poursuit:
"Mais quand même de 8h à 19h, ce rassemblement (...) ça fait un chiffre assez important... Mais si j'ai votre garantie, j'y vais tout de suite, j'arrête de bosser avec mes clients perso"
A ce moment-là, l'interlocuteur de chez Uber assure:
"Aujourd'hui, il a été décidé d'indemniser le manque à gagner pendant la période de rassemblement, donc vous avez notre garantie".
Avant de préciser que cela représenterait "une centaine d'euros à peu près".
Le chauffeur estime que c'est relativement peu pour "une journée de douze heures" qu'il s'apprête à "passer dans la rue". Mais il demande tout de même quelles sont les modalités à suivre afin de toucher ladite indemnisation.
Réponse de chez Uber:
"Il faut que vous nous envoyiez une photo de votre véhicule, présent au rassemblement."
"Et vous savez jusqu'à quand va durer la grève ?", demande encore le chauffeur. L'interlocuteur répond par la négative, déplorant que "ça risque de durer longtemps". Le chauffeur dit alors qu'il essayera de participer au rassemblement dans l'après-midi ou le lendemain. "Le mieux serait d'y aller maintenant. L'appli va fermer dans cinq minutes", lui conseille son interlocuteur. Avant de terminer par un :
"Merci de votre soutien"
Bref, Uber soutient ses partenaires. A moins que ce ne soit le contraire ?
Uber n'était pas joignable dans l'immédiat pour réagir.
Reste que ce ne serait pas une première pour la multinationale, qui aurait usé des mêmes méthodes en Belgique, à en croire un reportage de la RTBF.




