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250 euros d’amende pour "outrages" lors d’une manifestation contre Valls
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Strasbourg - Un militant CGT a été condamné vendredi à 250 euros d'amende, ainsi que 500 euros avec sursis, pour des "outrages" envers des forces de l'ordre et le Premier ministre Manuel Valls à l'occasion d'une manifestation lundi à Mulhouse.
"Je ne reprends pas le vocabulaire que vous avez développé. Vous avez reconnu les mots prononcés. Les faits d'outrage sont constitués", a estimé le juge du tribunal correctionnel de Mulhouse, devant lequel Joël Moreau, 69 ans, comparaissait dans le cadre d'une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité.
A l'issue de l'audience, le syndicaliste a raconté que c'est parce qu'il avait lancé "Valls je t'emmerde" et repris le slogan de mai 1968, "CRS SS", qu'il avait dû passer 19 heures en garde à vue de lundi à mardi.
Son avocat a précisé que M. Moreau n'avait pas l'intention de faire appel.
Il avait été interpellé par les forces de l'ordre lors d'une manifestation en marge d'un déplacement de Manuel Valls, Emmanuel Macron et Myriam El Khomri, venus lundi à Mulhouse défendre le projet de loi sur le travail.
A sa sortie du tribunal, Joël Moreau, sourire aux lèvres, a levé le poing de la victoire sous les vivats de quelque 150 militants syndicaux scandant les traditionnels slogans "Résistance" et "Tous ensemble".
"Si Valls voulait nous faire taire, c'est raté", a commenté M. Moreau: "On ne parle pas de sa visite mais de mon arrestation".
"Dans l'énervement je regrette souvent ce que je dis, même si parfois je me dis que c'est pas mal de rappeler l'histoire aux policiers", a-t-il confié aux journalistes.
Le syndicaliste a ensuite pris le micro devant les militants: "J'ai réfléchi à ce que nous pourrions dire aujourd'hui: +Valls je t'enquiquine, Valls je t'importune. Ne nous laissons pas museler. Nous faire taire, jamais!".
Parmi les membres de la CGT, de la FSU et du Front de gauche venus le soutenir, certains brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit: "Je suis Joël".
Cet ancien responsable syndical à PSA comparaissait pour outrages envers des personnes dépositaires de l'autorité publique, en l'occurrence Manuel Valls, des CRS et des gendarmes mobiles.
Aucune des victimes ne s'est constituée partie civile.
La manifestation de lundi, à laquelle avait pris part une centaine de personnes, avait été organisée devant une agence Pôle emploi où avait lieu la visite gouvernementale.
La CGT Métallurgie Alsace avait dénoncé le "déploiement policier de très grande envergure" qui avait entouré la visite et le fait que les manifestants avaient été empêchés de s'approcher de l'agence Pôle emploi.
"Joël Moreau ne faisait que manifester sa colère face à un gouvernement qui s'aplatit devant les patrons, en attaquant nos droits et en facilitant les licenciements", a dénoncé la section CGT de PSA dans un communiqué.
"Son arrestation, sa garde à vue sont inacceptables. Sa comparution immédiate au tribunal correctionnel ce vendredi 26 février est intolérable", a encore estimé le syndicat.




