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    Premières AG étudiantes contre la loi El Khomri

    Khomri

    Brève publiée le 8 mars 2016

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    https://npa2009.org/actualite/jeunesse/premieres-ag-contre-la-loi-el-khomri

    8 mars 2016

    Paris 8

    L'AG de ce midi a réuni près de 700 personnes ! Pour une première AG de mouvement c'est vraiment beaucoup ! Certain.e.s disent qu'ils.elles n'avaient pas vu ça depuis le CPE. Dès le matin, il y avait une grosse équipe de militant.e.s et non-militant.e.s qui étaient présents pour differ, faire les interv etc (idem hier). Les passages en cours montraient déjà un très bon accueil, autant des étudiant.e.s que des profs, même si on sent que le fait d'apporter des infos sur la loi est encore bien nécessaire pour convaincre.

    Le département de ScPo avait déjà annoncé hier qu'il serait en grève demain (9/03). Beaucoup de médias présents, certains dès 9h qui nous ont suivi toute la journée (Fancre 2, TF1, Libération, BFMTV etc jusqu'au Figaro).

    Une ambiance franchement radicale, avec un vote unanime pour le retrait, et une dénonciation précarité, "trop c'est trop", liens entre les différents secteurs etc.

    L'AG a voté à large majorité la grève reconductible - ça n'a pas une très grande réalité mais montre l'état d'esprit - jusqu'à la prochaine AG de ce jeudi 10, des barrages filtrants demain et après-demain (on a réussi à éviter le blocage et faire beaucoup mieux dans l'idée de massifer en informant), une délégation qui va à l'AG de Gare du Nord demain matin et un appel à la manif demain 14h avec départ commun de la fac, ainsi qu'une prochaine date le 17 mars et une coordination nationale.

    Un comité de mobilisation s'est réuni dans la suite avec une quarantaine de personnes, loin de se réduire au seul secteur militant !

    C'était la première AG de RP donc elle va sûrement pouvoir servir de levier pour les AG de demain ! L'appel reprend celui de Toulouse et l'adapte pour la RP. Et à priori les lycées d'à-côté vont bouger également.

    Bordeaux

    Des AG ont eu lieu sur les 4 universités et l'IEP, regroupant en tout au moins 550 personnes. L’appel de Toulouse a été adopté avec quelques variations dans les revendications en fonction des AG. Ont été votés : l'appel à la grève le 9 mars, le retrait du projet de loi sans concession, la mise en place d'un SO étudiant-e-s, l'élection d'un comité de mobilisation, des AG étudiantes le 10 pour envisager la suite.

    Sur Bordeaux 4 (droit) l'occupation permanente d'un amphi a été votée… Dans le détail, le nombre de personnes par fac : Bordeaux 1 (sciences "dures") 30 personnes, Bordeaux 2 (Sciences humaine) 150 personnes, Bordeaux 3 (histoire + art + langues) 200 personnes, Bordeaux 4 (droit éco) 100 personnes, IEP 75 personnes.

    7 mars 2016

    Grenoble

    A peine moins de 300 personnes en assemblée générale à Grenoble. Ambiance combative et motivée. Ont été voté le retrait de la loi El-Khomri sans conditions, une AG par semaine, la création d'un comité de mobilisation qui se réunit dès demain midi puis tous les midis. Elle a également voté une AG mercredi pour discuter de la suite de la mobilisation, de la mobilisation du 17, un barrage filtrant mercredi 9 mars au matin pour appeler à  la manif de midi… et la revendication du retrait de l’état d'urgence.    

    On peut constater dans cette première AG des difficultés dûe au fait que peu d’étudiants ont l’expérience de mobilisations. Des débats ont également eu lieu autour de propositions décalées par rapport à la construction d'une mobilisation de masse : la proposition d'un blocage complet mercredi (alors que l'AG a regroupé 300 personnes sur… 50 000 étudiant-e-s), ou d'une occupation de place devant la Préfecture…

    Un certains de nombre de points concrets d'auto organisation n'ont pas encore été soumis au vote: la constitution d'un cortège étudiant à la manif, la préparation concrète de la manif de mercredi : préparer les pancartes, slogans, tracts, etc. 

    Des premières discussions ont eu lieu pour une prochaine manifestation le 17 mars.

    Une première AG très positive donc.

    Marseille St Charles

    Un peu moins de 100 personnes présentes, pour exiger le retrait de la loi El Khomri. L'AG a demandé à l'administration la banalisation des cours lors de la journée du mercredi 9 mars afin que toute personne le souhaitant puisse aller manifester.

    Un barrage filtrant à l'entrée de la faculté sera mis en place dans tous les cas dans le but d'informer les étudiants et le personnel sur le contenu de la loi El Khomri et de montrer la mobilisation sur Saint Charles. Une AG regroupant tous les mouvements étudiants de Aix-Marseille Université sera organisée. Un tract sera rédigé, appellant à la grève générale, appuyant sur l'importance de l'union entre étudiants et travailleurs, et sur l'impact de cette loi sur nos vies futures.

    Une nouvelle AG est prévue à St Charles le lundi 14 mars à midi. Une discussion a également eu lieu à propos de la condamntation de 8 salariés Goodyear condamnés à 9 mois de prison ferme pour avoir voulu protéger leur emploi.

    Toulouse

    400 présents en AG. La grève a été votée pour mercredi, ainsi qu'une AG et une nouvelle journée de mobilisation le 17 . L'AG exige le retrait pur et simple du projet de loi sur le Travail et pour des mesures immédiates pour lutter contre la précarité.

    Un appel a été voté, rappelant l'importance de la mobilisation de la jeunesse, malgré ce que dit la ministre et la nécessité de construire un mouvement d’ensemble dans la durée.

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    Le projet de loi travail a cristallisé une colère palpable dans la jeunesse. Pas étonnant quand on voit ce que prévoit la loi : augmentation du temps de travail, diminution des salaires, facilité de licenciement… Pour la jeunesse, c’est l’assurance d’être la génération chair à patron... et elle l’a bien compris !

    L’appel à la mobilisation sur les réseaux sociaux pour le 9 mars a débouché sur la mise en place d’un cadre unitaire solide : deux réunions de 21 organisations de jeunesses se sont tenues pour préparer la contre-offensive. Et depuis la fin des vacances d’hiver, le mouvement se développe rapidement sur le terrain. Du jamais vu depuis 2006 !

    Une attaque qui réveille une colère importante !

    Les jeunes se rendent compte de plus en plus massivement que cette réforme est pensée contre nos conditions de travail actuelles ou futures. La discussion sur le fond de la réforme, de la flexibilisation du temps de travail aux accords d’entreprise qui prévaudront sur le code du travail, en passant sur la facilitation des licenciements, progresse à grand pas. C’est aussi parce que nous sommes déjà souvent les premières victimes de cette précarité.

    Mais la colère qui se cristallise dans la jeunesse va en fait plus loin que cette réforme, elle se fait contre la politique du gouvernement. C’est la volonté de rattraper le temps perdu de la contestation, de la mobilisation, qui s’exprime. Myriam El Khomri aura beau répéter qu’il serait « absurde » que les jeunes aient peur de cette réforme, la pilule est trop grosse pour passer : « Nous ne sommes pas des imbéciles », comme le dit l’appel adopté ce lundi 7 mars par 400 étudiantEs au Mirail à Toulouse.

    Avec ces appels d’assemblées générales exigeant le retrait pur et simple du projet de loi, la jeunesse montre qu’elle a parfaitement compris la contre-réforme, et refuse de travailler plus pour gagner moins. L’idée qu’il faut partager le travail entre toutes et tous pour en finir avec le chômage se répand, bien au-delà des brochures des jeunes du NPA !

    Ce n’est qu’un début, la peur doit changer de camp

    La date de mobilisation du 9 mars a permis de regrouper les jeunes à la fois en assemblée générale et dans la rue. Une soixantaine d’AG ont eu lieu dans les universités pour préparer la mobilisation, ainsi que des blocages dans les lycées… La mobilisation s’étend et s’organise. Très probablement ce sont des dizaines de milliers de jeunes qui ont défilé dans les rues ce mercredi partout en France. Avec le report, le gouvernement a montré qu’il commençait à prendre peur... Mais il n’a pas réussi à enrayer le mouvement.

    Les premières assemblées générales dans les facs ont été des réussites : 400 à Toulouse alors que la rentrée se faisait le matin même, 300 à Grenoble, 200 à Limoges, et 700 à Paris 8 ce mardi 8 mars… La veille, l’appel de l’assemblée générale de Toulouse avait fixé une date nationale de mobilisation le jeudi 17 mars, entérinée le soir même par la nouvelle réunion des organisations de jeunesse.

    Construire le mouvement par l’auto-organisation et la convergence

    Ainsi, la détermination règne dans les facs et les lycées pour dire stop à la politique pro-patronale du gouvernement PS. Le mouvement n’en est qu’à ses débuts. Nous sommes déterminés à le construire, à lui permettre de s’étendre en le dotant de ses propres structures d’auto-organisation (assemblées générales dans les facs et les lycées, coordinations régionales et nationales avec des délégués élus et révocables..). Assurer cette démocratie est une condition pour gagner, de même que travailler à la convergence avec les salariéEs en lutte, et entre les différents secteurs de la jeunesse. 

    C’est ainsi que nous pourrons avancer dans la construction du rapport de forces nécessaire pour faire plier ce gouvernement, vers la grève générale.

    Correspondants du NPA Jeunes