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Loi travail: l’exécutif serait prêt à des évolutions substantielles
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Les Echos) 224.000 personnes selon la police ont défilé mercredi contre le projet de loi de réforme du code du Travail. L’exécutif songe à des concessions fortes.
La journée de mercredi aura marqué une étape majeure pour le projet de loi El Khomri. La mobilisation pour son retrait à l’appel des syndicats étudiants et lycéens Unef, Unl et Fidl, des organisations de salariés CGT, FO, FSU et Solidaires et des organisations de jeunesse de gauche a rassemblé entre 224.000 personnes (selon la police) et 500.000 personnes (selon les organisateurs) dans toute la France. A Paris, entre 27.000 à 29.000 manifestants (selon la police) et 100.000 manifestants (selon les organisateurs) ont défilé.
Pas le raz-de-marée annoncé par certains. Mais un avertissement plus que sérieux pour le gouvernement et ce pour plusieurs raisons. D’abord, c’était la première mobilisation sur le sujet et traditionnellement, les mouvements sociaux sont toujours une construction progressive. En outre, son ampleur la place plutôt dans le haut du classement des précédents mouvements sociaux. A titre d’exemple, en novembre 1995, la police annonçait 21.000 manifestants à Paris. Troisième caractéristique, au vu du défilé parisien : la proportion de jeunes actifs était significative.
Enfin, il faut noter que les étudiants et lycéens sont plus lents que les autres à se mobiliser. La relativement faible présence des étudiants et lycéens dont une bonne partie vient de rentrer de vacances, ne signifie donc nullement que le mouvement ne va pas se diffuser chez les jeunes.
La CFDT extrêmement ferme
De plus il n’y avait pas ce mercredi d’unanimité syndicale, qui multiplie l’affluence. Même si elles ne fournissent pas le gros des troupes, l’absence de la CFDT, de la CGC et de l’Unsa a limité l’ampleur du mouvement. Or chez les syndicats réformistes, et en particulier le premier d'entre eux, on brandit la menace de sortir aussi dans la rue si le projet de loi Travail n’est pas fortement remanié. Ce mercredi encore, le leader de la CFDT, Laurent Berger a été extrêmement ferme sur les évolutions que son syndicat exige. Et avant la grande mobilisation déjà programmée pour le 31 mars par la CGT et FO, s’en est ajoutée mercredi une autre bien plus proche : l’Unef a prévu de manifester à nouveau jeudi 17 mars.
L’exécutif a bien compris désormais qu'il marche sur des oeufs. Il mesure que s’il y a « simplement » une bougée des curseurs comme évoqué par le numéro un de la CGPME, François Asselin , il prend le risque d’être confronté à un puissant mouvement social.
Taxer les contrats précaires
Au gouvernement, on réfléchit à plusieurs pistes. Il y a bien sûr l’abandon du plafonnement des dommages et intérêts aux prud’hommes dont la CFDT réclame désormais la disparition, mais dont Manuel Valls a fait un marqueur fort. Il y a aussi la taxation des contrats précaires, piste confirmée mercredi par le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen. L’exécutif est tenté de se lancer mais le sujet est compliqué car ce serait marcher sur les plates-bandes des partenaires sociaux puisque c’est un des points durs de la négociation sur l’assurance-chômage, que les syndicats pensent pouvoir obtenir sans l’aide de l’Etat.
Tout va se jouer d’ici à lundi, avant la réunion avec les partenaires sociaux, où Manuel Valls doit annoncer les modifications qu’il compte apporter au texte




