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Brésil - 3 millions de personnes dans la rue contre Dilma Rousseff
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(afp) Une mobilisation historique contre Dilma Rousseff. Plus de trois millions de Brésiliens sont descendus dans la rue dimanche pour réclamer le départ de la présidente de gauche, embourbée dans une crise politique majeure.
Dans la seule capitale économique Sao Paulo, fief de l'opposition, 1,4 million de personnes ont défilé aux cris de «Dilma dehors!». Le nombre total de manifestants dans le reste du Brésil était estimé à 1,4 million, selon des données de la police compilées ville par ville par le site d'informations G1.
Un sérieux coup de semonce
Et ce sans compter la grande manifestation de Rio de Janeiro, ville hôte des Jeux Olympiques en août prochain, où des centaines de milliers de Cariocas ont défilé le long de la célèbre plage de Copacabana.
Ce raz-de-marée représente un sérieux coup de semonce pour Dilma Rousseff, sous la menace d'une procédure parlementaire de destitution. L'opposition a remporté son pari d'une mobilisation massive. L'objectif était de faire pression sur les députés hésitants qui devront se prononcer pour ou contre le départ de la présidente, réélue démocratiquement en 2014.
Géant émergent d'Amérique latine de plus de 200 millions d'habitants, le Brésil est confronté simultanément à l'une des pires crises économiques et politiques de son histoire. Le tout envenimé par le méga-scandale de corruption autour du géant étatique Petrobras qui éclabousse la coalition au pouvoir.
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(afp) Les slogans «Dilma Dehors !» ont fleuri dans tout le pays, dimanche, alors que près de 3 millions de Brésiliens ont manifesté dans tout le pays contre la présidente de gauche Dilma Rousseff, dont 60 % de la population souhaite la destitution.
Des mouvements ont été organisés dans plus de 400 villes par des mouvements citoyens marqués à droite, et auxquelles participaient pour la première fois les partis d'opposition. Ce ne sont pas moins d'1,4 million de manifestants qui ont battu le pavé à Sao Paulo, tandis qu'à Brasilia, la capitale du pays, plus de 100 000 personnes se sont massées devant le Congrès des députés.
Au plus bas dans les sondages, avec une cote de popularité d’à peine 10 %, la chef d’Etat est jugée responsable de la forte récession économique et de la crise politique majeure qui frappent le pays. Letentaculaire scandale de corruption Petrobras, qui concerne les plus hautes sphères de l’Etat, ajoute encore un peu de grain à moudre aux opposants.
Dès vendredi, Dilma Rousseff avait pris les devants en affirmant n’avoiraucune intention de démissionner. Mais après la rue, la présidente pourrait perdre un allié de poids puisque son allié le Parti du mouvement démocratique brésilien s’est donné un délai de 30 jours pour décider s’il la lâcherait ou non.




