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Les Kurdes de Syrie proclament unilatéralement une entité « fédérale »
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Les Kurdes de Syrie ont proclamé, jeudi 17 mars, une entité « fédérale démocratique » dans les zones qu’ils contrôlent dans le nord du pays. « Le système fédéral a été approuvé pour la région Rojava [Kurdistan syrien]-nord de la Syrie », a déclaré Sihanouk Dibo, un responsable du Parti de l’union démocratique (PYD), principal parti kurde en Syrie, à l’issue d’une réunion de plus de 150 représentants de partis kurdes, arabes et assyriens à Rmeilane, dans le nord-est de la Syrie. Ils ont voté en faveur de l’union des trois « cantons » kurdes (Afrine, Kobané, Jezireh) et des zones conquises ces derniers mois par les forces kurdes au sein d’une zone d’« administration autonome ».
A Genève, où se tiennent les négociations intersyriennes, l’annonce a donné lieu à une rare convergence de vues entre le régime et l’opposition, qui y voient un pas vers l’autodétermination des Kurdes de Syrie. « Le gouvernement de la République arabe de Syrie met en garde quiconque serait tenté de saper l’unité de la terre et du peuple de Syrie », a averti le ministère des affaires étrangères syrien, estimant que l’annonce n’avait « aucune valeur légale ». L’opposition, favorable à une décentralisation, a qualifié l’initiative kurde d’« illégitime » et « inacceptable ».
Washington, pourtant allié aux forces kurdes dans la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI), a indiqué qu’il ne reconnaîtrait pas cette entité fédérale. « Une Syrie une, unie et non religieuse, voilà l’objectif », a rappelé le porte-parole du département d’Etat John Kirby. La réponse la plus ferme pourrait venir de la Turquie qui s’oppose à la création d’une zone autonome kurde à sa frontière de crainte de répercussions sur sa propre communauté kurde. Elle s’est contentée à ce stade de rejeter les initiatives unilatérales fondées sur l’appartenance ethnique.
Partenaires privilégiés de Moscou et Washington
Les responsables kurdes syriens se défendent de vouloir proclamer leur indépendance et font valoir que leur projet fédéral est fondé sur une base « territoriale » et non « ethnique ». Il intègre des représentants de la population arabe et d’autres minorités, mais les milices kurdes du PYD contrôlent de facto ce territoire qui s’étend sur 14 % du pays et les trois quarts de la frontière syro-turque. « Nous voulons libérer Rakka, Deir ez-Zor, et toute la Syrie », a déclaré Mansour Al-Souloum, co-président de l’assemblée constituante élue le même jour, en référence aux deux bastions de l’EI dans le nord et l’est.
La création de cette entité fédérale au beau milieu des pourparlers de Genève, et alors que la Russie vient d’annoncer le retrait de la plupart de ses troupes de Syrie, n’est pas fortuite. Acteurs incontournables du conflit, et partenaires privilégiés de Washington et de Moscou sur le terrain, les responsables kurdes du PYD ont été tenus à l’écart des négociations et de la délégation formée par l’opposition, du fait des pressions de la Turquie qui tient le PYD pour un groupe « terroriste ». Les demandes répétées de la Russie d’intégrer les Kurdes au sein d’une deuxième délégation de l’opposition ont été à ce stade rejetées, tout comme la suggestion du vice-ministre russe des affaires étrangères, Serguei Ryabkov, de résoudre le conflit syrien par la mise en œuvre du fédéralisme.




