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Violences après l’annulation d’un meeting de Donald Trump
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Un meeting annulé pour des raisons de «sécurité». Donald Trump a renoncé vendredi soir à un rassemblement qui devait se tenir à Chicago pour éviter que des gens «ne soient potentiellement gravement blessés», mais des violences ont éclaté entre partisans et opposants du candidat républicain à la Maison Blanche. Le calme est toutefois revenu dans la ville en milieu de soirée.
La tension était montée vendredi dans la ville, avec des manifestants rassemblés dans et autour de l'université de l'Illinois où devait s'exprimer le candidat un peu plus tard. Des manifestants avaient réussi à entrer à l'intérieur du bâtiment où devait avoir lieu la réunion publique, et des altercations les ont opposés à des partisans de Donald Trump à l'annonce de l'annulation de l'événement, forçant la sécurité à intervenir. A l'extérieur, des bousculades ont éclaté à la sortie à au moins deux endroits entre des manifestants et les forces de police, selon des images aériennes d'une télévision locale.
«Je n'ai certainement pas incité à la violence»
Beaucoup parmi les manifestants dénonçaient le racisme au nom du mouvement «Black lives matter» (la vie des Noirs compte). Plus tôt dans la journée, le milliardaire avait été à nouveau interrompu à de multiples reprises par des manifestants dans un autre meeting à St Louis dans le Missouri.
Un supporteur de Donald Trump hue des manifestants qui dénoncent le racisme au nom du mouvement «Black lives matter» lors d'un meeting du candidat à la Nouvelle-Orléans, le 4 mars 2016. - Gerald Herbert/AP/SIPA
«On ne peut plus faire de meeting dans une grande ville de ce pays sans violence ou violence potentielle», s'est indigné Donald Trump sur MSNBC. «Je pense que nous avons pris la bonne décision d'annuler», a-t-il dit à CNN, «même si notre liberté d'expression est totalement violée». Il a refusé d'assumer la responsabilité des manifestations et des tensions en raison de son «ton», alors que ses rivaux soulignent qu'il encourage régulièrement ses partisans à s'en prendre aux fauteurs de troubles. «Je n'ai certainement pas incité à la violence», a-t-il dit, rejetant la faute sur des «agitateurs professionnels».
Frais d'avocat
Ces scènes font désormais partie intégrante des discours du milliardaire qui, tour à tour, s'en amuse, raille et houspille les perturbateurs. Il a le 1er février enjoint ses partisans à «cogner», promettant de payer leurs frais d'avocat. Vendredi, 32 personnes ont été arrêtées, selon la police de St. Louis, dont 28 à l'intérieur de la salle d'opéra où avait lieu le meeting. Toutes sauf cinq ont été relâchées sur place.
Le candidat s'était défendu contre la polémique qui enfle sur ces incidents violents, après l'inculpation d'un homme de 78 ans, John McGraw, filmé en train de frapper un manifestant noir, Rakeem Jones, lors d'un meeting mercredi à Fayetteville, en Caroline du Nord (sud-est), alors qu'il était raccompagné dehors par des policiers.
Une journaliste du site Breitbart a aussi accusé le directeur de campagne de Donald Trump de l'avoir brutalement agrippée par le bras mardi à la fin d'une conférence de presse, ce que le proche du candidat a démenti. Les circonstances de l'altercation restaient confuses vendredi.




