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Novabyss : Philippe Lalle doit rendre le pognon

lutte-de-classe

Brève publiée le 22 mars 2016

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.ars-combat.fr/actualites/breve-224.html

C’est une société de nettoyage de Romainville. C’est une société de nettoyage comme il en existe bien d’autres dans la région parisienne.

Les ouvriers de cette entreprise sont envoyés sur des chantiers aux quatre coins de la région. Ici comme ailleurs, les heures supplémentaires ne sont pas payées, les frais de transport ne sont pas pris en charge, aucune compensation pour les heures de nuit ou pour les longues heures de transport.

Ici, l’ouvrier doit se taire devant son patron quand il est reçu au bureau. S’il parle, c’est la porte. À la moindre faute, seulement si le patron est magnanime, l’ouvrier est mis « en réserve », privé de son gagne pain, pour une certaine durée. Les ouvriers ont peur du licenciement.

Beaucoup des ouvriers n’ont pas de papiers. Du moins ne travaillent-ils pas avec leurs papiers mais sous des noms d’emprunt. Ils sont de nationalité ivoirienne, malienne, brésilienne ou yougoslave.

C’est Philippe Lalle, le bénéficiaire de cette traite, le patron de cette PME familiale de moins de 50 salariés.

Philippe Lalle règne sur sa compagnie en maître. Son propre fils joue le contremaître. Les ouvriers sont invités à cotiser pour les évènements festifs de la famille.

Mais surtout, ce Monsieur Lalle fait payer les ouvriers à l’embauche, jusqu’à 1800 euros. Puis il les fait payer encore, entre 50 et 150 euros par mois pour ceux qui veulent garder le travail.

Ce n’est pas nous qui l’attestons. Ce sont les travailleurs de l’entreprise et tous ceux qui ont été licenciés après avoir décidé de refuser d’être racketté plus longtemps.

Voilà pourquoi, des ouvriers et des anciens ouvriers licenciés de Novabyss se sont « donnés la main », se sont réunis à plusieurs reprises à l’Union locale CGT de Montreuil. Ils se sont décidés à agir collectivement et à obtenir réparation.

« Lalle, on va te gâter » !

Lundi 14 mars, une douzaine de collègues de l’entreprise sont donc partis en délégation pour visiter le patron. Lalle, en séjour au Maroc, était absent. Il a donc accordé un rendez-vous dans dix jours. Si l’entrée du local a été évacuée en fin de soirée, les ouvriers se souviendront de la date du 23 mars, la date de la rencontre qu’a accepté Philippe Lalle.

Les ouvriers retourneront visiter le patron. Plus nombreux nous l’espérons.

D’autres ouvriers se joindront à l’initiative, vaincrons leur propre peur pour « battre la magouille » patronale, obtenir la régularisation, la suspension des procédures de licenciement et le remboursement des sommes extorqués sous la contrainte.

Nous invitons l’ensemble de nos lecteurs parisiens à se joindre au groupe d’ouvriers, afin d’appuyer les collègues pour obtenir rapidement satisfaction.

Pour recevoir l’heure et le lieu du rdv, envoie par texto « Novabyss » au 07 61 18 63 10