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Teleperformance. Pour aller aux toilettes, bientôt une autorisation par mail ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Un nouveau logiciel est entrain d’être mis en place dans un centre d’appel de Teleperformance, leader mondial des appels téléphoniques, situé à Blagnac non loin de Toulouse. Les téléopérateurs ne pourront bientôt plus prendre de pause sans avoir au préalable demander l’autorisation, et avoir reçu l’aval d’un supérieur ! Pause toilettes, pause clope, pause sandwich, l’autorisation devra être sollicitée mais aussi accordée via un système de messagerie interne.
Un nouveau logiciel est entrain d’être mis en place dans un centre d’appel de Teleperformance, leader mondial des appels téléphoniques, situé à Blagnac non loin de Toulouse. Les téléopérateurs ne pourront bientôt plus prendre de pause sans avoir au préalable demander l’autorisation, et avoir reçu l’aval d’un supérieur ! Pause toilettes, pause clope, pause sandwich, l’autorisation devra être sollicitée mais aussi accordée via un système de messagerie interne.
Mercredi 23 mars un nouveau logiciel arrive dans le centre téléphonique de Blagnac. Ce logiciel vise à généraliser et systématiser le flicage des salarié.es sur leur temps de travail. Désormais chaque salarié.e devra tenir informer la direction de ses faits et gestes. Plus précisément, les employé.es devront prévenir par mail un supérieur pour aller s’acheter quelque chose à manger, fumer une cigarette, ou encore aller aux toilettes. Les employé.es devront alors attendre d’avoir le feu vert de la direction qui n’est en plus pas tenue de répondre dans l’urgence. Les représentants du personnel ont dénoncé immédiatement « une humiliation et une infantilisation ». La société Teleperformance est connue pour ses nombreuses attaques contre les salarié.es (42 procédures de licenciements portées aux prud’hommes, mal être des employé.es) qui sont à combiner avec la dureté des conditions de travail imposées par les directions.
Avec cette mesure liberticide et dégradante, les téléopérateurs de Blagnac font l’amère expérience de l’extension de la surveillance généralisée qui guette de plus en plus les salarié.es. Vidéo surveillance, badges, géolocalisation, droits de regard sur les connexions internet… Autant de méthodes dont disposent les employeurs pour surveiller et contrôler l’activité des salarié.es durant leur temps de travail, et imposer leur dictature patronale. Si cette surveillance est « strictement encadrée » par la loi, dans la réalité ces méthodes de flicage du personnel servent avant tout les intérêts des patrons. En effet, cela permet à l’employeur d’assurer et de maximiser la rentabilité de son entreprise. « Surveiller » le temps de travail des travailleur.es c’est s’assurer qu’ils travaillent toujours plus (pour gagner toujours moins) et se donner les moyens de pouvoir licencier pour trois fois rien plus facilement. C’est par exemple se faire licencier pour « abandon de poste » pour s’être absenté aux toilettes pendant les vœux du président chez Toyota. http://www.revolutionpermanente.fr/Toyota-Valenciennes-Licencie-pour-etre-alle-aux-toilettes-il-poursuit-son-employeur-en-justice
La mise en place de ce nouveau logiciel fait déjà des vagues dans le centre de téléperformance. Cette mesure est perçue comme une attaque venant clairement durcir les conditions de travail déjà difficiles des téléopérateurs. L’intersyndicale appelle à débrayer ce vendredi 25 mars pour dénoncer la mise en place de ce logiciel. Il semble que les salarié.es soient prêts à se mobiliser. De plus, cette décision survient dans le contexte très tendu du projet de la Loi Travail, qui ces dernières semaines a permis à un nombre grandissant de travailleurs.es de manifester leur colère contre des conditions de travail insupportables. Travailleurs.es, chômeurs.es, étudiant.es, lycéen.nes se mobilisent parce qu’ils/elles savent bien que cette loi va dans le sens d’une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Contre les licenciements pour trois fois rien, contre la surveillance généralisée, contre la dégradation des conditions de travail, contre des salaires de misère, exigeons encore et toujours le retrait de cette loi.
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