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« Beaucoup de démocratie sans pouvoir ne veut rien dire »
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Bruxelles. La députée portugaise Marisa Matias nous a donné rendez-vous dans son bureau, au Parlement européen. Nous passons sous la bannière bleue étoilée. Contrôle de sécurité. L'envers du décor balaie la charge symbolique que l'on pourrait prêter à pareil lieu : des couloirs et des murs gris. Croulant sous le travail, la candidate du Bloco de Esquerda (Bloc de gauche) à la dernière élection présidentielle nous reçoit chaleureusement. Elle allume une cigarette. Son score est « historique », comme le dit l'usage. Que veut — et peut — la diplômée en sociologie pour le Portugal et l'Europe, au lendemain de la débâcle Syriza ? Est-ce vraiment possible, de l'intérieur, de tenir tête aux institutions ?




