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Bientôt des drones de surveillance pour la préfecture de police
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Est-ce la proximité de l'Euro 2016 ou, plus généralement, le contexte sécuritaire ? La préfecture de police de Paris vient de lancer un appel d'offres très précis en vue de mettre à sa disposition des drones destinés à des missions d'observation. Repéré par le site NextImpact, le cahier des charges définit le matériel recherché comme "des mini-drones professionnels" disposant d'une autonomie d'au moins trente minutes. Il devra s'agir d'hexacoptères (six hélices, donc) dont la masse à vide ne devra pas excéder dix kilos. Un profil de"minidrones" plutôt imposants puisqu'ils transporteront un équipement pesant jusqu'à trois kilos, ce qui correspond au rapport entre la capacité d'emport et le poids total d'un drone qui est d'environ un tiers.
Ces multirotors devront être "difficilement détectables de façon auditive ainsi que par les moyens de détection thermique et électromagnétique lorsqu'il évolue à 100 mètres de hauteur". Si la discrétion sonore est un objectif pas trop difficile à satisfaire en milieu urbain (où le bruit ambiant couvre celui des hélices d'un drone volant à 100 mètres de hauteur) la non-détectabilité électromagnétique parait en revanche une autre paire de manches. Puisqu'il s'agit de mener à bien des missions d'observation à une distance d'un kilomètre - l'objet n'est pas précisé dans l'appel d'offres mais on imagine sans mal qu'il s'agit d'abord de surveiller des rassemblements de personnes - le matériel embarqué devra être particulièrement performant.
La préfecture évoque une caméra haute-définition capable de filmer avec une résolution vidéo de 720p "munie d'un zoom optique d'au moins X10" à même de "permettre une bonne vision de nuit". Lire une plaque d'immatriculation à au moins 50 mètres de distance et une hauteur de 30 mètres, est-il précisé. Des caméras pouvant de réaliser des relevés cartographiques et thermiques sont également prévues. Au moins deux drones seront commandés dans le cadre de cet appel d'offres d'un montant (indicatif) de 429 600 euros. Une somme qui inclut l'investissement nécessaire à l'acquisition d'une station de réception pouvant stocker jusqu'à cinq heures d'enregistrement vidéo, l'entretien pendant deux ans du matériel pour 200 heures de vol ainsi que la formation des télépilotes.
Les entreprises intéressées par ce contrat ayant jusqu'au 10 mai pour répondre, on peut se demander si ces appareils pourront être opérationnels pour l'Euro 2016 de football. La compétition qui se tiendra du 10 juin au 10 juillet préoccupe les forces de l'ordre depuis bien avant les attentats de janvier et novembre 2015 et l'idée de recourir à des drones à cette occasion ne date pas d'hier. C'est dans cette optique que la préfecture de police a réalisé plusieurs tests, notamment lors d'une rencontre de Ligue 2 à l'automne 2014 au cours de laquelle ont été déployés deux drones, à Créteil. La préfecture qui devait en principe utiliser des drones (en location) afin de réaliser des vols expérimentaux les a, en fait, également fait voler - par l'intermédiaire de la BRI - lors de véritables interventions, dans des conditions juridiques discutables.






