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En Allemagne, l’électorat de l’AfD ressemble à celui du FN
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://www.slate.fr/story/116283/electeurs-afd
Une note de l'Ifop scrute l'électorat du parti Alternative für Deutschland (AfD). Comme le FN en France, l'AfD séduit prioritairement des actifs masculins de catégories populaires sur deux thématiques: immigration et peur du déclassement.
Le 13 mars 2016, le parti d'extrême droite allemand Alternative für Deutschland (AfD) a réalisé une percée spectaculaire lors des trois élections régionales qui se tenaient ce jour-là dans le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie-Palatinat et la Saxe-Anhalt.
Dans une note d'analyse dont Slate publie les principaux enseignements, le directeur du département Opinion et Stratégies d'entreprises de l’Ifop, Jérôme Fourquet, revient sur cesuccès électoral qui a fait trembler les vieux partis allemands:
«L’AfD a en effet crée la surprise puisqu’elle a atteint les scores impressionnants de 24,2% en Saxe-Anhalt (où elle s’est classée en seconde position derrière la CDU), 15,1% dans le Bade-Wurtemberg et 12,6% en Rhénanie-Palatinat, arrivant en troisième position dans ces deux derniers Länder.»
Rappelons qu'en 2013, année de sa création, l'AfD n'était alors qu'un petit parti protestataire fondé par des citoyens eurosceptiques, qui avait principalement fait campagne contre le plan de sauvetage de la zone euro et réclamait le retour au deutsche mark, échouant de peu à obtenir des sièges au parlement allemand. Trois ans plus tard, l'AfD est devenu un parti ouvertement xénophobe, qui fait recette en attisant la peur suscitée par l'arrivée de plus d'un million de réfugiés en Allemagne en 2015, et elle siège désormais dans la moitié des parlements régionaux allemands. La crise des migrants a donc été «très porteuse» pour ce petit parti populiste, qui a capté les électeurs mécontents de la politique migratoire d'Angela Merkel, analyse Jérôme Fourquet.
Les graphiques sont tous issus de la note: «La percée de l’AfD en Allemagne», IFOP, Chroniques allemandes numéro 15. Mars 2016. Cliquez sur le graphique pour agrandir l'image.
Des hommes actifs de formation intermédiaire
En croisant différentes données statistiques établies après ces trois élections-clefs, le chercheur tente d'établir le profil des électeurs de l'AfD, soulignant que ce parti populiste a surtout séduit les tranches d'âge actives, en particulier les trentenaires et les quadra, et particulièrement les électeurs issus des milieux populaires et des petites classes moyennes, où la peur du déclassement est très répandue:
«En cohérence avec ces résultats, l’analyse de l’audience de l’AfD par catégorie socio-professionnelles indique un survote important parmi les ouvriers. […] C’est dans cette classe sociale que l’AfD a obtenu son meilleur résultat avec 37% en Saxe-Anhalt et 30% dans le Bade-Wurtemberg. Les scores sont quasi-identiques parmi les chômeurs (38% et 32%). Mais si l’AfD enregistre des performances très élevées dans les milieux populaires, son audience, comme celle du FN en France, est loin d’être négligeable dans les autres catégories de la population. Elle capte ainsi par exemple 23% des voix des indépendants et 22% des employés en Saxe-Anhalt et 17% et 13% dans les mêmes catégories dans le Bade-Wurtemberg.»
L'analyse fait apparaître un autre parallèle entre les électeurs de l'AfD et ceux du FN, qui sont majoritairement des hommes dans les deux pays, bien que l'écart tende à se réduire pour le cas français:
«Comme le FN il y a quelques années (c’est moins vrai aujourd’hui avec l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti), l’AfD est très sensible au gender gap. Selon les données de Forschungsgruppe Wahlen, son score a par exemple été de 15% chez les hommes contre seulement 9% chez les femmes en Rhénanie-Palatinat et un différentiel similaire se retrouve en Saxe-Anhalt avec 28% dans l’électorat masculin contre 20% seulement dans l’électorat féminin qui se retrouve moins dans le choix des thématiques et dans le style employé par les leaders de la formation populiste.»
Enfin l'analyse du niveau de diplôme des électeurs de l'AfD montre que le parti obtient son maximum non pas en bas de l'échelle des qualifications, mais parmi les diplômés d'une formation technique intermédiaire, chez qui «la crainte du déclassement est la plus répandue» en Allemagne, incitant encore une fois à voir des points communs avec l'électorat du FN qui, selon les recherches de Nonna Mayer, est surtout constitué d'ouvriers et employés qui disposent d'un petit diplôme professionnel...
Des électeurs qui proviennent d’horizons divers
Bien que typé socialement, le vote pour l'AfD ne se limite pas à son coeur électoral. En plus de séduire d'anciens abstentionnistes, le parti a pu mordre sur l'électorat chrétien-démocrate (CDU). Dans le très conservateur Bade-Wurtemberg, 25% des voix de l'AfD proviendraient d'ex-électeurs CDU rejetant la politique d'ouverture dAngela Merkel sur la question migratoire. Les transferts de la gauche enfin ne sont pas négligeables, comptant en Saxe-Anhalt pour environ 20% des votants (8% d'anciens électeurs du SPD, le parti social-démocrate et 11% de Die Linke, la gauche alternative). Cette diversité de recrutement illustrant la «nature tout terrain de ce mouvement», conclut l'analyse de l'Ifop.






