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Occupation de Sophie Germain: les lycéens délogés témoignent
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Depuis quelques temps déjà, avant les vacances, on cherchait à développer de nouvelles méthodes de luttes qui sortiraient de la routine blocus-manif à laquelle les lycéens sont habitués et dont ils sont un peu lassés. On parlait depuis un moment d’occupation du lycée, pour récupérer un lieu d’oppression quotidienne et en faire notre espace de lutte, pour que ce mouvement franchisse les portes du lycée et dialogue avec tous les lycéens qui ne sont pas encore mobilisés. C’est dans cette logique qu’on a voté hier en AG à quelques 150 lycéens le blocage filtrant le matin pour la journée d’actions d’aujourd’hui et l’occupation d’un bâtiment du lycée dans l’après midi.
Après être allés à la journée d’actions ce Mardi 3 Mai, on s’est donné rendez-vous avec la soixantaine de lycéens motivés et on a commencé à occuper une salle du lycée à partir de 16h.
Là on a discuté de l’occupation, de comment elle allait se dérouler, qu’est-ce qu’on voulait y apporter, quel sens on voulait lui donner. Après cela on a entamé la projection du film "Ne vivons plus comme des esclaves", interrompue par la proviseure qui nous a demandé de quitter les lieux. Elle nous a expliqué qu’elle était dans son devoir d’appeler le préfet si nous refusions de partir avant 18h. Bien sûr nous avons refusé et lui avons exprimé notre détermination à maintenir l’occupation. Elle a donc contacté le préfet, et très rapidement on s’est retrouvés avec 6 camions de CRS tout autour du lycée ainsi que la BAC qui permettait aux lycéens de sortir du lycée mais plus d’y rentrer afin de limiter le nombre d’occupants.
Au même moment se tenait une réunion des parents d’élèves de la FCPE dont nous avons reçu le soutien, ainsi que celui des professeurs du syndicat FSU.
Vers 21h deux CRS sont rentrés dans l’établissement. Ils sont venus nous voir dans la salle occupée. L’un a sorti une caméra pour nous filmer, l’autre nous a poliment demandé de consentir à quitter les lieux immédiatement nous expliquant que dans le cas contraire ils feraient preuve de plus de "fermeté" et seraient contraints de faire intervenir "d’autres fonctionnaires de police". Après une rapide concertation nous avons décidé de vider les lieux n’étant pas suffisamment nombreux pour faire face à tout l’arsenal policier qu’on nous pointait courtoisement sur la tempe.
Cependant, loin de nous démoraliser, nous sommes sortis encore plus déterminés à poursuivre le mouvement, à convaincre autour de nous, à mobiliser largement. Nous espérons que cette expérience saura donner des idées aux autres lycéens. Le projet d’occuper Sophie Germain s’est dessiné dans un contexte de mobilisation contre la loi El Khomri mais surtout bien plus largement, de remise en cause de la société dans laquelle nous vivons. A travers cette occupation on avait pour but de s’adresser à tous les lycéens de Sophie Germain, de faire des salles occupées des lieux de débats et de réflexions et sur la mobilisation mais aussi plus largement sur l’idée même de l’éducation et notamment à travers la projection de films, la mise en place de cours alternatifs, de débats... Nous voulons montrer que d’autres formes d’apprentissage sont possibles. Malgré tout nous avions pour but de mettre en place des salles de révisions afin que la pression scolaire et la menace de l’approche du bac ne soient pas un obstacle à la mobilisation, qu’on puisse s’entraider en travaillant autrement.
Nous publions ici le communiqué écrit lors des premières minutes de l’occupation :
Communiqué des lycéens mobilisés de Sophie Germain
Nous, lycéens de Sophie Germain (IV ème arrondissement de Paris), occupons actuellement une partie de notre établissement. Une soixantaine d’élèves de toutes classes est rassemblée dans un bâtiment et a la ferme intention d’y rester. Dans cette alternative aux divers blocages qui ont eu lieu précédemment, nous revendiquons le retrait total de la loi El Khomri, l’arrêt des violences policières abusives et de plus en plus importantes, le droit de manifester ( à travers l’Etat d’urgence, nos droits sont bafoués…), l’application réelle du droit de grève des lycéens obtenu en 1968.Cela traduit un mécontentement qui ne cesse de grandir vis-à-vis du monde dans lequel nous grandissons (inégalités et chômage grandissants dans un système politique et économique inquiétant vis-à-vis de notre avenir). A travers diverses activités : des projections, des débats, des cours alternatifs, des salles de révisions, de potentielles interventions, nous cherchons à continuer notre éducation, de manière alternative et pacifique, dans un lieu prévu à cet effet. Nous invitons tous les lycées à nous suivre dans cette voie.




