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Nous, journalistes de "l’Obs"…
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://tempsreel.nouvelobs.com/medias/20160525.OBS1250/nous-journalistes-de-l-obs.html?xtor=RSS-24
Fait inédit dans son histoire, "l’Obs" a voté une motion de défiance adoptée à 80% contre son actuel directeur de la rédaction, Matthieu Croissandeau. Ce vote traduit un profond malaise au sein du journal.
Forts et fiers de notre histoire, nous résistons. Nous restons le premier magazine français. Nous aimons notre journal pour tout ce qu’il représente, et nous avons à cœur de le protéger. Fondé par Jean Daniel, André Gorz et Claude Perdriel, "le Nouvel Observateur" a construit son identité singulière à travers tous les combats de la gauche, de l’anticolonialisme aux droits de l’homme en passant par le féminisme. Ce journal aux liens privilégiés avec les intellectuels (Michel Foucault, Roland Barthes, Edgar Morin, Claude Lévi-Strauss et tant d’autres) est devenu "l’Obs". Il a dû affronter les mutations de son temps, avec le basculement vers le numérique qui oblige la presse à repenser son modèle.
Nommé en 2014, Matthieu Croissandeau avait été plébiscité par la rédaction avec un vote d’approbation à 77%. Les espoirs suscités ont été déçus. La semaine dernière, celui-ci a décidé de limoger brutalement ses deux adjoints à la direction de la rédaction, Pascal Riché et Aude Lancelin, engageant 24 heures plus tard une procédure de licenciement à l’encontre de cette dernière. Cette mesure qu’il a qualifiée de "purement managériale" est sans précédent dans l’histoire du journal. Elle est d’autant plus violente que la direction ne parvient toujours pas à l’expliquer. S’agit-il de motifs politiques, comme nos confrères s’en sont fait l’écho ? Ou comme l’a avancé un actionnaire lors du conseil de surveillance qui s’est tenu le 11 mai dernier ? Rappelons que le garant de la charte "d’inspiration sociale-démocrate" est Matthieu Croissandeau, le directeur de la rédaction de "l'Obs", et qu’il lui incombe d’en assumer la responsabilité. Selon ses propres mots, "l'Obs" doit être le journal de "toutes les gauches", "jouer un rôle d’agitateur d’idées", et spécialement dans le registre du débat intellectuel.
Engager une procédure de licenciement contre un journaliste de cette manière et dans de telles circonstances est contraire aux principes que "l’Obs" défend. Cette situation laisse peser le soupçon grave et inacceptable d’une intervention politique. A un an d’une élection présidentielle, alors que la presse souffre de difficultés économiques qui la fragilisent toujours davantage, une telle atteinte à la liberté d’opinion et d’informer serait extrêmement inquiétante. Nous, journalistes de "l'Obs", demandons à la direction du journal et du groupe "Le Monde libre" d’interrompre cette procédure de licenciement, de nous donner la garantie de notre indépendance, et les moyens d’une stratégie. Il ne saurait être question pour nous d’aborder une campagne électorale dans un tel climat de suspicion.
Nous sommes une rédaction passionnée, tournée vers l’avenir, soucieuse de préserver ses valeurs et de porter haut les combats qui sont les siens.
Nous sommes l'Obs.
Le bureau de la Société des Rédacteurs de "l'Obs"




