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Le ralentissement de la croissance britannique se confirme
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
LONDRES (Reuters) - Le ralentissement de la croissance économique de la Grande-Bretagne s'est confirmé au premier trimestre et beaucoup d'économistes pensent que l'économie risque de perdre encore de l'allant durant le trimestre en cours.
La croissance a ralenti au rythme de 0,4% au premier trimestre, a dit l'Office national de la statistique (ONS) jeudi, confirmant ainsi sa première estimation.
Elle ressort à 2,0% en rythme annuel, en légère baisse par rapport à la première estimation qui était de 2,1%. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une croissance inchangée de 2,1%.
Par ailleurs, l'investissement des entreprises, mesuré en variation annuelle, a baissé pour la première fois en trois ans au cours du premier trimestre, de 0,4%, conséquence du coup de blues de l'immobilier commercial, alors qu'il avait augmenté de 3,0% au quatrième trimestre 2015.
L'investissement des entreprises a également diminué d'un trimestre sur l'autre, de 0,5%, moins toutefois que le recul de 2,0% d'octobre à décembre 2015.
L'investissement des entreprises et le commerce extérieur pesant sur l'activité économique, et le secteur des services, qui représente 80% du PIB britannique, reprenant son souffle, ce sont les dépenses des ménages qui constituent le principal moteur de croissance.
Ces dépenses ont augmenté de 0,7%, d'un trimestre sur l'autre, après un gain de 0,6% le trimestre précédent.
La production du secteur des services s'est tassée de 0,1% en mars, son premier recul depuis août 2015.
La Banque d'Angleterre a déjà remarqué que l'incertitude liée au référendum du 23 juin sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne (UE) freinait l'investissement, surtout dans l'immobilier commercial, dont les transactions ont chuté de 40% au premier trimestre.
Chris Hare, économiste d'Investec, observe que les chiffres révèlent peut-être que le ralentissement économique s'explique pour une part par cette incertitude particulière, un paramètre qui pourrait rapidement disparaître si le "oui" l'emportait.
"Mais le risque baissier est que le ralentissement reflète plus une faiblesse de fond", ajoute-t-il.
Le gouvernement britannique multiplie les avertissements sur les conséquences d'un "Brexit": le Royaume-Uni pourrait plonger dans une année de récession s'il décidait de sortir de l'UE, a ainsi déclaré le ministre des Finances George Osborne lundi.
Plusieurs dirigeants de grandes entreprises internationales telles que General Electric, Cisco, Mars, EMC ou encore Airbus, ainsi que l'homme d'affaires américain Michael Bloomberg, ont en outre signé ce mois-ci une lettre en faveur d'un maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne.
La Banque d'Angleterre a abaissé en mai sa prévision de croissance pour l'ensemble de l'année, la ramenant de 2,2% à 2,0%. L'économie britannique a crû de 2,3% en 2015, selon l'ONS.
(Juliette Rouillon et Wilfrid Exbrayat pour le service français)




