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    La grève s’enracine à la SNCF malgré le retrait de l’Unsa

    SNCF

    Brève publiée le 2 juin 2016

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    (Les Echos) Le deuxième syndicat de l’entreprise a suspendu son préavis, la CGT et SUD ont reconduit le leur. Ils réclament la réouverture de la négociation sur la convention collective du secteur.

    La grève à la SNCF se poursuit, malgré la sortie du mouvement de l'Unsa, l'un des trois syndicats jusqu'ici dans l'action avec la CGT et SUD. Jeudi, la proportion de cheminots grévistes était, selon la direction, en léger recul, à 15,2 % contre 17 % mercredi. Le niveau de trafic annoncé était en revanche identique à la veille, avec 6 TGV sur 10 maintenus en moyenne, 4 Transiliens sur 10, un Intercités sur 3 et 1 TER sur 2.

    Tous les trains annoncés n'ont toutefois pas pu circuler. Gare de Lyon, à Paris, des grévistes ont envahi un peu avant midi un poste d'aiguillage, empêchant tout départ ou arrivée de train pendant près d'une heure. Et les conditions climatiques n'arrangent rien, notamment à Paris où la crue de la Seine a poussé l'entreprise publique à fermer dès jeudi après-midi une bonne partie des voies du RER C intra-muros. De quoi provoquer une belle pagaille dans les grandes gares à l'heure de pointe du soir.

    Eviter tout « dumping social »

    Faute de pouvoir agir sur la météo, le gouvernement s'active sur le front social . Sa priorité était, depuis plusieurs jours, d'amener l'Unsa, qui n'est pas dans le combat contre le projet de loi travail, à lever son préavis. Après les concessions obtenues sur la future organisation du travail , qui avaient convaincu la CFDT, le syndicat avait demandé mercredi au gouvernement des engagements sur la trajectoire financière de l'entreprise (évoquant, entre autres, la possibilité d'une reprise d'une partie de la dette du système ferroviaire par l'Etat), ainsi que sur les budgets affectés à la rénovation du réseau.

    Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, a répondu par courrier dans la journée. Il a assuré que l'exécutif remettrait en août un rapport sur l'évolution de la dette et sur les « solutions envisageables » pour la traiter. Alain Vidalies a promis, par ailleurs, un « accroissement de l'effort actuel de régénération des infrastructures », le budget actuel étant de 2,5 milliards d'euros par an.

    Fort de cette « décision ministérielle », l'Unsa a suspendu jeudi son préavis. Mais il « ne s'interdit rien dans les jours à venir... », précise son tract. Selon un familier du syndicat, la base serait assez réceptive aux revendications de la CGT-Cheminots. Puisqu'il n'y a plus rien, ou presque, à obtenir sur l'accord d'entreprise, celle-ci demande la réouverture immédiate des discussions sur la convention collective du ferroviaire, afin d'aligner les conditions du travail de tout le secteur sur celles de la SNCF, et d'éviter ainsi tout « dumping social ».

    Ne pas toucher au texte

    Mais pour les concurrents privés de la SNCF, il est hors de question de toucher au texte, déjà proposé à la signature. Dans un communiqué, leur association, l'Afra, a mis en garde le gouvernement « contre toute tentation d'extension [...] des mesures qu'il impose à la SNCF, faute de quoi il entraînerait inéluctablement le secteur tout entier dans une spirale du déclin ».

    Pour les syndicats, ce serait également un mauvais calcul, assure un connaisseur : « Si les négociations sont rouvertes, elles ne seront pas conclues avant des mois. Or, le gouvernement doit publier d'ici au 30 juin le "décret socle" qui fixe les règles de base du secteur. C'est la perspective d'avoir un décret de très haut niveau, au cas où il n'y aurait pas de convention collective, qui a contraint les concurrents privés à négocier au niveau de la branche. Passé le 30 juin, plus rien ne les contraindra à discuter d'une convention collective. »