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Compte-rendu du blocage de La Poste de Malakoff
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://paris-luttes.info/compte-rendu-du-blocage-de-la-6031
Troisième action de blocage en direction de bureaux de La Poste en grève.
Ce lundi 6 juin, nous étions une quarantaine de militant-e-s syndicaux, politiques, nuit-deboutistes et autonomes à nous être donné rendez-vous à 6h 20 au métro Malakov Plateau de Vanves.
Objectif ? Bloquer le bureau de poste de Malakoff, où depuis le 10 mai 12 postier-e-s sont en grève reconductible. Si la grève n’est pas majoritaire, à peu près 30 % des effectifs, elle reçoit un bon écho auprès de tout-e-s les salarié-e-s.
C’est la troisième action de blocage envers La Poste depuis le début du mouvement, après les bureaux d’Asnière et de Levallois. La grève concerne des problématiques internes (réorganisation du travail, suppression des tournées, etc.) mais les grévistes cherchent à la lier avec la loi travail depuis le début du mouvement. C’est la même logique libérale de flexibilité et de réduction des coûts, qui s’inscrit dans toutes les boites, publiques ou privées.
On se retrouve donc à la sortie du métro au lever du jour, une fois tout le monde présent-e on se dirige vers le bureau situé à quelques centaines de mètre, il est 6h40. La majorité des salarié-e-s commencent à 7h, cependant quelques un-e-s sont déjà sur place et nous interpellent pour nous dire qu’ils auraient bien aimé, eux aussi, être bloqué-e-s.
L’ambiance est détendue, on fait une chaîne devant l’entrée principale (et la sortie des voitures), quelques un-e-s se dirigent vers la deuxième entrée. Les postier-e-s arrivent peu à peu. Quelques un-e-s essaient de rentrer en nous disant qu’ils sont en CDD ou en Interim et qu’ils ne peuvent pas ne pas aller bosser. On les rassure assez rapidement, on leur explique qu’ils ne sont pas responsables que c’est nous les "méchants bloqueurs" qui les empêchons d’entrer, et que par ce fait ils et elles ne peuvent être la cible de sanctions disciplinaires et seront quand même payés.
On chante pas mal, on reprend des slogans du style :
"Les réorg(anisations)/les patrons/le système/la loi travail/les huissiers c’est dégueulasse"
"Dehors, dehors ce gouvernement qui casse nos grèves et le code du travail, réorganise la poste et supprime les tournées ..."
https://www.facebook.com/mohamed.zi...
Les postier-e-s chantent un peu avec nous, tapent des mains, même si les chefs et la direction sont là et attentif-ve-s. Ils sont maintenant une quarantaine présent-e-s sur place, ils en profitent pour discuter, se tenir au courant, fumer une clope, et profiter d’un lundi matin sans la pression du boulot et de la hiérarchie. Les quelques salarié-e-s qui étaient à l’intérieur décident d’aller voir dehors ce qu’il se passe, on les laisse sortir, mais plus rentrer. Le bureau est presque intégralement vide, mise à part quelques chefs arrivés plus tôt. Vers 8 h 00 d’autre chefs commencent à arriver, deux d’entre eux essaient de forcer le passage en voiture, on tient bon et on chante d’autant plus fort. Sous la pression ils se résignent et reculent.
Les postier-e-s nous ramènent pains au chocolat, croissants, et cafés au chant de "Et les postiers, c’est nos amis". Pendant ce temps la direction a appelé un huissier pour constater le blocage, il reste bien loin de nous et prend des notes. Enfin trois policiers débarquent (les slogans repartent de plus belle), demandent ce qu’il se passe, restent quelques instants avant de retourner au chaud dans leur voiture.
On bloque comme ça jusqu’à 10 heures, tranquillement, l’huissier s’en va, les postier-e-s partent faire une AG pour continuer la discussion et parler de la suite de la mobilisation. On attend une petite dizaine de minute avant de repartir également.
Le blocage de ce troisième bureau est super important, c’est le premier qui n’était pas en grève majoritaire et on aurait pu s’attendre à de l’animosité de la part des salarié-é-s, mais pas du tout. Ce type d’action qui permet à tout les précaires de participer au mouvement sans prendre de risque de sanctions disciplinaires doit se multiplier, et on compte sur un maximum de monde pour le prochain blocage




