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Quadruppani - La Honte
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://quadruppani.blogspot.fr/2016/06/la-honte.html
Comme l'a dit Paulhan en d'autres circonstances historiques:" cette fois-ci la honte était si honteuse que les plus distraits l'ont senti passer".
La résignation instantanée des foules, où nous avions pris place, à soumettre à la routine dégradante des fouilles, le ridicule tour de bassin des 20 000 manifestants (comment s'étonner qu'ils n'aient jamais été aussi peu nombreux?), la vague bousculade du s.o., si peu convaincu, avec quelques Nuit debout, l'incapacité à lancer des manifs sauvages alentour (comment s'étonner si on fixe des rendez-vous sur Internet, de se retrouver avec plus de flics que de manifestants?) tout cela donna le sentiment d'un sinistre rituel de soumission.
Pour la première fois depuis le 9 mars, je n'ai pas respiré de lacrymos. C'est bien la seule bonne nouvelle de la journée. Grâce à la capitulation des confédérations qui ont calé à l'idée d'ébranler le gouvernement, celui-ci va pouvoir dire que voilà, quand on est raisonnable et qu'on se laisse fliquer jusqu'à l'os, tout se passe bien et la CGT va pouvoir dire: vous voyez bien que c'était pas nous les casseurs. La seule question qui se pose désormais, c'est quelles miettes le gouvernement va donner pour que les syndicats replient les banderoles. Au niveau des directions, les organisations syndicales (Solidaires compris) ont manifesté leur nature profondément conservatrice.
A Paris, au moins, la belle utopie du cortège de tête est finie. Nous attendrons des nouvelles du reste du pays avant de prétendre prononcer définitivement son requiem. Mais il est sûr qu'une phase s'achève. Aux camarades syndiqués avec qui nous avons partagé tant de beaux moments en résistant aux agressions flicardes, en pratiquant la complicité avec toutes les composantes de la rébellion contre la la loi travaille! et son monde, je dis: nous nous retrouverons forcément, et très vite. Mais ailleurs que dans les manifs de baudruches géantes. La contestation des conf va se dégonfler aussi vite que leurs ballons. Nous n'allons pas tarder à nous retrouver sur d'autres champs de bataille. Des forces magnifiques se sont révélées ces derniers trois mois. Leur défaut majeur aura été l'incapacité à fixer leurs propres échéances, leurs propres rendez-vous, leur propre temporalité (en dehors de la temporalité immobile des Nuits Debout), et de dépendre des rendez-vous tombés d'en haut.
Place de la Bastille, il faisait chaud, il faisait lourd.
Ils viendront, ils viendront, les orages désirés!
Mais pour l'heure, la vraie vie est ailleurs.
Ajournement 23h15: manif sauvage ce soir entre Ménilmuche et Belleville et qui c'est qui morfle encore? Dézinguer la vitrine de la CFDT c'est toujours bienvenu mais va falloir qu'on ajourne notre liste des fédétraîtres…











