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Des correcteurs du bac scandalisés d’avoir été invités à signaler les "propos djihadistes"

islamophobie

Brève publiée le 6 juillet 2016

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.lemonde.fr/education/article/2016/07/06/des-correcteurs-du-bac-scandalises-d-avoir-ete-invites-a-signaler-les-propos-djihadistes_4964425_1473685.html

(Extrait - article payant) On le sait : chaque session du baccalauréat est accompagnée de son lot de polémiques plus ou moins vives, plus ou moins fondées. Celles sur la notation des épreuves, processus complexe ponctué de « commissions d’entente » et « d’harmonisation », refont surface chaque année – ou presque.

L’édition 2016 n’aura pas fait exception : dans le sillage de l’épreuve d’histoire-géographie, le 16 juin, une petite musique à la tonalité toute sécuritaire a commencé à résonner sur les réseaux sociaux.

L’alerte est venue du SNES-FSU : le 22 juin, le principal syndicat des professeurs du secondaire tweetait, en deux temps, un message laissant craindre rien moins qu’un dévoiement de l’examen : « Bac2016 Consigne de l’IG d’HG [l’inspection générale d’histoire géographie] aux correcteurs : faire remonter les propos antisémites, racistes et djihadistes trouvés dans les copies. » Puis, deux minutes plus tard : « Les enseignants sont des fonctionnaires responsables & compétents qui n’ont pas besoin d’appel à la délation pour accomplir leur travail. »

L’acuité des sujets d’histoire sur lesquels les candidats au bac – en particulier dans la voie S – avaient eu à plancher, six jours plus tôt, avait, de fait, surpris bien au-delà des cercles d’enseignants. Proche et Moyen-Orient, histoire et mémoires de la seconde guerre mondiale, ou de la guerre d’Algérie… « Tous les sujets sensibles – nos sujets de société – se sont rencontrés cette année », analysait, au soir de l’examen, l’historien Benoît Falaize.