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Afrique du Sud: l’ANC en perte de vitesse aux élections muncipales
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
PRETORIA (Reuters) - Le Congrès national africain (ANC) arrive en tête selon les résultats partiels des élections municipales en Afrique du Sud, publiés tôt vendredi, mais devrait perdre le contrôle de la municipalité symbolique de Nelson Mandela Bay, tandis que deux autres villes sont encore susceptibles de lui échapper.
Le soutien pour l'ANC a décliné particulièrement parmi les électeurs des villes, dont le niveau de vie a peu progressé depuis l'accession au pouvoir du parti en 1994 et la fin du régime de l'apartheid. Un temps acquis à l'ANC, les citadins s'inquiètent désormais de la gestion de l'économie menée par le président Jacob Zuma.
Vendredi, l'ANC semblait voir Nelson Mandela Bay, municipalité du sud-est du pays englobant la ville de Port Elizabeth, lui échapper. Avec la quasi totalité des bulletins dépouillés (98%), l'Alliance démocratique (DA) y comptabilisait en effet 46,65% des voix contre 40,99% pour l'ANC.
Une victoire à Nelson Mandela Bay offrirait à la DA sa deuxième grande ville, après Le Cap, et l'encouragerait en vue des élections nationales de 2019. Des responsables de l'ANC de la région ont cependant déposé plainte après avoir trouvé 500 bulletins en leur faveur apparemment non comptabilisés.
L'écart est plus resserré dans la capitale Pretoria, où la DA enregistre une courte avance sur l'ANC, avec 66% des votes dépouillés. Les deux partis sont à égalité dans la capitale économique Johannesburg, avec 64% des votes dépouillés.
"Il semblerait que nous allons diriger beaucoup d'endroits que nous n'avions pas dirigé auparavant", a déclaré un responsable du parti Alliance démocratique, James Selfe.
Avec une ville présumée perdue, deux autres en danger, L'ANC fait les frais du revirement de millions d'électeurs noirs affectés par la stagnation économique, pour lesquels l'héritage du combat contre l'apartheid de l'ANC ne suffit plus, sur fond du scandale impliquant le président Jacob Zuma.
"Les résultats suggèrent que le système politique sud-africain est en train de devenir bien plus concurrentiel", a dit John Asbourne, analyste pour Capital Economics.
"La DA, qui dépend traditionnellement des votes des Sud-Africains blancs et métis, paraît enfin gagner du terrain auprès de la majorité noire du pays", a-t-il poursuivi.
L'Alliance démocratique s'est choisi l'an dernier un dirigeant noir, Mmusi Maimane, et a promis des créations d'emploi et une amélioration des services sociaux en vue de changer son image de parti blanc.
ZUMA EN DIFFICULTÉ
Au niveau national, L'ANC enregistre, avec près de la totalité des bulletins dépouillés, une majorité de 54%, contre 26% pour son principal adversaire, l'Alliance démocratique, et 8% pour les Freedom Economic Fighters, une faction qui s'est séparée de l'ANC en 2013.
Aux précédentes élections municipales, en 2011, l'ANC avait remporté 62% des suffrages, contre 24% pour la DA. Toute défaite significative du parti de Jacob Zuma dans les urnes serait perçue comme un signe alarmant en vue des élections législatives de 2019.
De nombreux Sud-Africains qui attendaient leur tour dans l'isoloir se disaient inquiets mercredi de la politique économique de Jacob Zuma et de l'état de l'industrie du pays, où plus d'un quart de la population active est au chômage.
Zuma a échappé à un vote de destitution en avril, après un jugement de la Cour constitutionnelle lui ordonnant de rembourser quelque 14 millions d'euros d'argent public engagés pour rénover sa résidence de Nkandla.
Il a assuré qu'il rembourserait une partie des fonds, tout en rejetant toute critique sur son intégrité, mais la colère des Sud-Africains gronde dans un pays au bord de la récession.
Sur les marchés, les analystes anticipent un déclassement de la note du pays à "spéculatif". "Un résultat faible pour l'ANC, (c'est-à-dire) obtenir moins de 55% des votes au niveau national et perdre trois métropoles, serait probablement vu positivement par les marchés", a jugé Peter Attard Montalto, analyste spécialiste des pays émergents pour Nomura.




