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Alstom: politicards sans solution
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La fermeture programmée du site industriel d’Alstom Belfort est l’occasion de la première empoignade de la campagne présidentielle. Et pourtant tous les candidats disent la même chose…
Pour un cauchemar, c’est un cauchemar. François Hollande venait tout juste de faire amende honorable dans un livre de confessions. Sa "grosse erreur", avouée dans "Conversations privée avec le Président" ? "La gestion politique de Florange. Pas la gestion économique et industrielle qui, elle, a été bonne". Mais plutôt : "Comment, alors que nous trouvons une solution honorable, la gâcher à ce point ?"
Et voilà que la même intrigue se présente. Il ne s’agit plus, cette fois, de sauver les restes – la filière à froid - de la sidérurgie lorraine mais un fleuron de l’industrie ferroviaire : Alstom Belfort dont l’activité de construction de locomotives est destinée à être absorbée, d’ici à 2018, par le site alsacien d’Alstom Reichhoffen moyennant 450 suppressions de postes. Encore un bastion industriel de cette France des Trente Glorieuses qui s’en va… La perspective est inacceptable. Surtout en période de campagne électorale.
Plusieurs discours, une même solution
Autour des locomotives d’Alstom, c’est un "règlement de compte à OK Corail". Montebourg, à l’origine de l’entrée de l’Etat au capital du groupe en 2014, a remis son costume de justicier du "redressement productif". Et dézingue Macron, son successeur pris en flagrant délit de négligence :
"Me succédant dans les fonctions de ministre de l'Économie, il avait la charge d'utiliser ces 20%, et ces deux hauts fonctionnaires qui siègent au conseil d'administration d'Alstom, pour dire et faire en sorte que l'équipe de France du ferroviaire, la SNCF, Alstom, la RATP, se serre les coudes."
N’est-ce pas l’ancien conseiller économique du Président, qui en 2012 puis en 2014 avait savonné la planche du chantre de la "nationalisation temporaire" de Florange puis d’Alstom en levant les yeux au ciel et en soupirant : "Nous ne sommes pas au Vénézuela ?"
Tout aussi prompt, Sarkozy, qui se pique d’avoir sauvé les activités de construction navales d’Alstom en 2004 en acquérant (déjà) 21% du capital, s’en est pris, lui aussi, au nouveau prétendant à l’Elysée :
"Quand je pense au ministre de l'Économie, monsieur Macron, entre sa visite au Puy du Fou, les photos de vacances et sa démission, imaginez ce que doivent penser les ouvriers d'Alstom à qui il avait promis solennellement qu'il les aiderait et qu'il les sauverait. Il est parti. Il n'a rien fait, c'est désolant", a-t-il déclaré à la presse lors de la visite de l'usine Ecofit, à Vendôme.
Montebourg-Sarkozy, même combat ! La conjonction du Républicain revanchard et de l’ex-ministre rancunier ne peut qu’alerter l’Elysée. Et la possibilité de remettre à sa place l’impudent Macron ne saurait qu’acrroître la motivation de François Hollande. "Nous devons apporter des commandes à Alstom", a déclaré le repenti de Florange, ce 12 septembre dans l’après-midi, après une réunion au sommet à l’Elysée, le matin-même.
"Il faut se mobiliser aussi pour défendre notre industrie [...] Quand il y a de grandes filières qui doivent être soutenues, nous devons nous engager. En ce moment, c'est le cas pour la filiale ferroviaire avec Alstom."
Et Macron, qu’a-t-il à dire pour sa défense ? "J’ai eu, régulièrement, au cours de mes fonctions de ministre, des relations avec les dirigeants d’Alstom. J’ai eu des échanges avec eux encore en juillet dernier, et il n’était absolument pas question de fermer Belfort". Bien au contraire, le fondateur de "En Marche !" explique avoir "mis la pression sur Alstom pour préserver l'emploi dans un contexte de surcapacité productive en France dans le ferroviaire".Montebourg sors de ce corps !
La solution ? Les prétendants à la magistrature suprême la connaissent par cœur et la partagent en secret. Il s’agit d’obtenir au plus vite que les grandes entreprises publiques du rail- RATP, SNCF… - et les régions qui affrètent les TER remplissent les carnets de commandes d’Alstom Belfort. Raison d’Etat, raison politique et raison économique vont probablement se rejoindre une nouvelle fois sous les auspices de Bercy. Et les électeurs-contribuables-usagers des transports en commun, qui baillent d’ennui devant la polémique, n’y verront que du feu. Ou bien de la fumée ?
Sylvain Courage




