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Plus de 10% des professeurs ont l’intention de voter FN en 2017
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Selon un sondage CEVIPOF que nous vous dévoilons ce vendredi, au premier tour de l'élection présidentielle en 2017, les intentions de vote des enseignants pour le Front national se situent entre 10,5 et 11,5% en fonction du candidat Les Républicains. C'est près de quatre fois plus qu'il y a 10 ans.
Traditionnellement à gauche, le corps professoral change ces dernières années et voteraient de plus en plus Front national. C'est en tout cas ce qu'il ressort d'un sondage CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po) que nous vous dévoilons ce vendredi. Ainsi, au premier tour de l'élection présidentielle en 2017, les intentions de vote des enseignants pour le Front national se situent entre 10,5 et 11,5% en fonction du candidat Les Républicains. C'est près de quatre fois plus qu'il y a 10 ans.
"Ça ne se dit pas sur tous les toits"
Plus précisément, si Nicolas Sarkozy sort vainqueur de la primaire de la droite et du centre, 10,7% des enseignants auraient l'intention de voter pour le FN. Si c'est Alain Juppé, ces intentions grimpent à 11,4%. Marine Le Pen a débuté jeudi sa série de "conventions présidentielles" en abordant les questions d'éducation et d'enseignement supérieur, l'occasion pour la présidente du Front national de poursuivre son opération séduction auprès des enseignants.
Certains, comme Valérie, sont même des militants du parti. Alors qu'elle était "plutôt Chevènementiste et même adhérente du MRC en 2005", il y a neuf ans, elle a changé de bord et est désormais Bleu Marine. Pour autant, cette directrice d'école en ZEP à Tarascon garde le secret et ne s'affiche pas en salle des profs. "Quand vous êtes dans l'Education nationale, vous n'allez pas clamer sur les toits que vous êtes Front national, justifie-t-elle. Donc vous ne le dites pas. Et de toute façon, vous pouvez très bien voter FN sans que vos collègues le sachent".
"On ne rase plus les murs"
En 2010, Valérie va plus loin et s'implique dans le parti. A ce moment-là, elle se sent mise à l'écart par ses collègues. "J'ai vécu une forme d'ostracisme, assure-t-elle. C'était assez douloureux mais je ne me suis pas laissée faire et aujourd'hui je suis très respectée". Et d'ajouter: "Les élèves m'aiment, je les aime. J'adore mon métier. Je suis en ZEP et je peux vous dire que s'il n'y a pas la notion de discipline, d'autorité du professeur, ces enfants, issus de milieux défavorisés, n'auront jamais accès à une véritable culture".
Julien Langard, lui, est prof d'histoire-géo dans un lycée à Carpentras (Vaucluse) et membre du collectif Racine ("Les enseignants patriotes"). Il a adhéré au Front national en 2011, puis a été élu dans sa commune sans que cela ne perturbe sa vie au lycée. Au contraire, selon lui, "les temps ont changé": "Aujourd'hui, on ne rase plus les murs. La preuve, la semaine dernière, une collègue de mon lycée m'a demandé comment on faisait pour adhérer au parti. Il est possible que les élèves le sachent mais ce n'est pas un tabou dans les discussions".
"Jamais été ostracisé"
Il l'assure aussi: "Je n'ai jamais été ostracisé en raison de mes opinions. Je pense que le FN est le parti qui porte le mieux les valeurs de la République, de transmission de la connaissance à tous". L'arrivée du vote Front national chez les enseignants est un phénomène encore récent mais qui prend de l'ampleur estime Luc Rouband, chercheur au CEVIPOF: "C'est un des symptômes d'un malaise plus général qui traverse l'enseignement. Les professeurs sont en première ligne des problèmes sociaux, ils sont au contact direct avec les plus âgés, les familles, les parents d'élèves… Il y a beaucoup de tensions, de problèmes en ce qui concerne la mise en œuvre de la laïcité".
Et d'estimer: "Avec Marine Le Pen, on a quand même une politique beaucoup plus favorable au service public que celle de son père". Dans son programme pour 2017, le FN prône, par exemple, le renforcement des savoir fondamentaux et l'autorité des enseignants.




