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Montebourg prêt à l’union avec le PCF mais pas avec Mélenchon
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Montebourg se revendique explicitement du "gaullisme social" et plaide pour une alliance des "productifs" contre la finance.
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« Ce qui sépare [le leader du Parti de gauche] du reste de la gauche, c’est sa radicalité et son isolement », assure l’ancien ministre de l’économie au « Journal du dimanche ».
Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche, est prêt à faire l’union avec le PCF dès le premier tour de la présidentielle, affirme-t-il dans un entretien au Journal du dimanche du 30 octobre. En revanche, l’ancien ministre de l’économie ne voit pas d’alliance possible avec Jean-Luc Mélenchon.
Assurant avoir été « beaucoup inspiré » par François Mitterrand et sa « stratégie de l’union », M. Montebourg « souhaite réaliser l’union des gauches ». A la question « dès le premier tour » de la présidentielle « avec les communistes ? », il répond : « Pourquoi pas, s’ils le souhaitent ? Mon projet a été applaudi à la Fête deL’Humanité comme dans des cercles d’entrepreneurs, devant lesquels je tiens exactement le même langage. »
« Il faut unir les Français et non les radicaliser. Je défends un programme d’alliances des forces productives, c’est-à-dire la construction d’un compromis historique entre les forces économiques et les forces sociales. Mon programme est socialiste mais pas seulement : il est aussi républicain, écologiste, et même gaullistesocial », souligne-t-il.
« Oliguénarques »
M. Montebourg exclut un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon : « Ce qui [le] sépare du reste de la gauche, c’est sa radicalité et son isolement. »
Il se montre aussi très critique envers son successeur à Bercy, Emmanuel Macron : il fait partie de « ceux que j’appelle les “oliguénarques”, ce mélange d’oligarques et d’énarques, ces anciens camarades de promotion qui se partagent le pouvoir politique et administratif et, par-delà les alternances, ont conduit la France là où elle en est ».
M. Macron, qui a quitté le gouvernement fin août, a été banquier d’affaires, et est énarque.




