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La Conf nationale du PCF refuse de se rallier à Mélenchon
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent était en faveur d’un ralliement au cofondateur du Parti de gauche, la France insoumise.
La Conférence nationale du Parti communiste français (PCF) a voté samedi 5 novembre contre un ralliement à Jean-Luc Mélenchon en vue de l’élection présidentielle, mettant ainsi en minorité le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.
Sur les 519 votants qui se sont exprimés sur la stratégie à adopter, 274 ont choisi l’option d’une candidature communiste pour la présidentielle. L’option appelant à voter pour Jean-Luc Mélenchon, qui était portée par M. Laurent, n’a recueilli que 218 voix, mais ce sont les militants qui détiendront la décision finale lors d’un scrutin prévu du 24 au 26 novembre.
M. Laurent a réagi à ce vote en saluant « une belle leçon de démocratie », comme en témoigne ce tweet de la journaliste du Monde sur place.
La conférence se compose des membres du Conseil national, de délégations élues par les conseils départementaux, et de délégations élues par les groupes communistes à l’Assemblée nationale et au Sénat.
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(Libération) Samedi, lors d’une conférence nationale, les communistes ont voté pour une candidature interne à la présidentielle alors que la direction voulait se ranger derrière le candidat de la France Insoumise.
Une sorte de labyrinthe dans le noir. Samedi, à la Cité de la Sciences et de l’industrie, à Paris, le PCF a clarifié sa position à quelques mois de la présidentielle. Enfin, presque. Le parti – qui rêve toujours du grand rassemblement de la gauche alternative – a soumis deux options au vote : soutenir Jean- Luc Mélenchon ou faire le pari d’une candidature PCF.
Pierre Laurent, secrétaire national, a voté pour la première option. André Chassaigne, député et candidat (sans le dire) à la présidentielle, pour la seconde. Les 535 militants mandatés par les fédérations ont voté pour une candidature interne avec un peu plus de 55% des suffrages. Une défaite pour la direction : chose rare chez les communistes. Mais le processus ne s’arrête pas là. La décision finale appartient au 50 000 adhérents, appelés à se prononcer les 23, 24 et 25 novembre. Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon – qui refuse de rencontrer Pierre Laurent – avance et fait mine d’ignorer ce qui se trame autour de lui.
On s’est pointé à la cité de la Sciences et de l’industrie, quelques heures avant le vote, afin de prendre la température. A l’intérieur de l’amphithéâtre, les prises de paroles se sont enchaînés. Et les divisions aussi. On a vu de la colère en direction de Jean-Luc Mélenchon. Avec des phrases du genre, «je ne soutiendrai jamais Mélenchon» où «je n’aime pas la France Insoumise».
D’autres, étaient moins en colère. Mais pas forcément partisans de l’ancien socialiste. Le maire de Montreuil, Patrice Bessac, a tenté d’argumenter à sa manière : «Le choix Mélenchon n’est pas un ralliement mais un choix politique !» Comprendre : un soutien du bout des lèvres. La colère a gagné. Un dirigeant après le résultat du vote : «Le refus de soutenir de Jean-Luc est dû à son glissement au niveau des idées, pas sur sa personne. Le cœur du parti n’est pas d’accord avec son positionnement politique.»
Le cœur de l'imbroglio : les législatives
Au fil des mots, le cœur de l’imbroglio entre la place du Colonel Fabien et la France Insoumise est monté à la surface : les législatives. Jean-Luc Mélenchon a prévenu son monde depuis plusieurs semaines : il y aura un candidat de la France Insoumise dans les 577 circonscriptions.
Du coup, les communistes et les candidats de Jean-Luc Mélenchon risquent de s’affronter dans les urnes. Une situation bizarre. Un dirigeant du PCF – qui a voté pour une candidature interne – nous explique : «On soutient Mélenchon à la présidentielle et on l’affronte aux législatives ? Alors que pour nous, les législatives est une élection très importante, si ce n’est pas la plus importante: ça n’a pas de sens.»

André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme. Photo Boris Allin.
Le choix d’une candidature interne – si les militants valident cette option – est peut-être de courte durée. Pierre Laurent surveille toutes les têtes à gauche en vue d’un grand rassemblement, notamment celle d’Arnaud Montebourg : candidat à la primaire de la Belle Alliance Populaire made in Solferino. Si l’ancien ministre rafle la primaire, ça pourrait changer la donne.
Mais, dans le brouillard, ce n’est qu’une hypothèse parmi d’autres. En attendant, André Chassaigne se place. «Comme d’autres je suis disponible, chez nous, il n’y a pas de bataille entre les ego. On va prendre le temps de la réflexion», dit-il tranquillement. Puis, il ajoute :«Mais la décision de ne pas soutenir Mélenchon n’est pas une sanction contre le direction du parti. Il y a eu des débats en toute transparence et la démocratie a tranché.»




