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    Bulgarie: un pro-russe de "gauche" gagne la présidentielle

    Bulgarie

    Brève publiée le 14 novembre 2016

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    Le vent tourne en Europe de l'Est. Alors qu'un pro-russe vient de gagner la présidentielle en Moldavie (le deuxième tour a eu lieu hier, après un premier tour largement dominé par le pro-russe : http://tendanceclaire.org/breve.php?id=21223), le candidat pro-russe, de l'opposition de gauche, a été élu en Bulgarie.  

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    http://fr.euronews.com/2016/11/13/le-premier-ministre-conservateur-bulgare-boiko-borissov-demissionne-apres-l

    La Bulgarie a élu ce dimanche à la tête de l’Etat Roumen Radev, le candidat d’opposition soutenu par le parti socialiste.

    Cet ancien général plutôt proche de Moscou a réuni près de 60% des voix ce dimanche, contre à peine 35% pour la candidate soutenue par le Premier ministre Boïko Borissov. Ce dernier, qui avait mis son mandat en jeu, a annoncé la démission de son gouvernement dans la foulée.

    Roumen Radev, succédera pour un mandat de cinq ans à Rossen Plevneliev, issu du parti au pouvoir et critique envers Vladimir Poutine.

    Aujourd’hui en Bulgarie la démocratie a gagné contre l’empathie et la peur. En dépit des menaces d’apocalypse proférées par le gouvernement, vous avez voté pour le changement“ s’est félicité Radev devant ses supporters à Sofia.

    Page d’incertitude

    La démission du Premier ministre conservateur Boïko Borissov, dont le mandat courait jusqu’en 2018, ouvre la voie à des législatives anticipées, et à une période d’incertitude dans ce pays pauvre de l’Union européenne.

    Alors que l’Otan souhaite développer sa présence dans le sud de l’Europe, le général Radev, favorable à une levée des sanctions contre la Russie, et qui considère que la Crimée et “de fait russe”, assure qu’il ne remettra pas en question l’appartenance de la Bulgarie à l’Otan et à l’UE.

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    (Le Monde) Le candidat de l’opposition socialiste, Roumen Radev, est crédité d’une confortable victoire, selon les décomptes effectués par deux instituts de sondage sur la totalité des voix.

    Le premier ministre bulgare Boïko Borissov a annoncé sa démission, dimanche 13 novembre, après l’échec de la candidate de la majorité conservatrice à l’élection présidentielle.

    « Demain ou après demain, au premier jour ouvrable du parlement, je déposerai ma démission », a déclaré à la presse le chef du gouvernement au pouvoir depuis octobre 2014 et dont le mandat allait jusqu’en 2018. « Les résultats montrent clairement que la coalition au pouvoir n’a pas de majorité », a-t-il ajouté.

    Boïko Borissov, 57 ans, seul chef de gouvernement de la Bulgarie post-communiste à avoir accompli deux mandats, avait fait de ce scrutin un test et mis son mandat en jeu. « Nous avons déployé d’énormes efforts mais dans cette situation, il est difficile de gouverner », a-t-il constaté dimanche, jugeant impossible« de mener des réformes, faire passer le budget ».

    Candidat prorusse donné vainqueur

    Le socialiste Roumen Radev, le candidat de l’opposition jugé proche de Moscou, a remporté l’élection présidentielle contre sa rivale Tsetska Tsatcheva, soutenue par le premier ministre.

    L’ancien pilote et chef de l’armée de l’air est crédité d’une confortable victoire avec près de 60 % des suffrages, selon les décomptes effectués par deux instituts de sondage sur la totalité des voix, contre un peu plus de 35 % à son adversaire soutenue par M. Borissov.

    Le départ de Boïko Borissov devrait entraîner des législatives anticipées et une période d’incertitude pour ce pays pauvre de l’UE, qui avait connu en 2013 des manifestations massives contre la corruption et plusieurs mois d’instabilitépolitique. C’est la deuxième fois que Boïko Borissov termine son mandat sur une démission. En février, alors au pouvoir depuis 2009, il avait jeté l’éponge devant une vague de manifestations contre la corruption et la pauvreté. Il avait ensuite été réélu fin 2014.

    Rôle essentiellement protocolaire

    Dans le régime parlementaire bulgare, l’élection d’un nouveau président, au rôle essentiellement protocolaire, n’implique en principe pas la formation d’un nouvel exécutif.

    Au premier tour de la présidentielle le 6 novembre, le général Radev, avait créé la surprise en devançant la candidate de M. Borissov, critiquée pour son manque de charisme et victime de la déception des électeurs à l’égard de la majorité au pouvoir.

    Roumen Radev, sans étiquette mais soutenu par les socialistes (PSB, ex-communiste) s’est déclaré favorable à une levée des sanctions européennes contre la Russie et estime que « la Crimée [péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014] est de fait russe ».

    Il est élu pour cinq ans et succède à Rossen Plevneliev, issu du parti au pouvoir, qui s’était distingué par ses critiques envers le président russe Vladimir Poutine.

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    (Figaro) Roumen Radev, candidat prorusse soutenu par l'opposition socialiste, a remporté dimanche le second tour de l'élection présidentielle en Bulgarie avec 59,4% des voix contre 36.2% pour sa rivale Tsetska Tsatcheva, candidate du parti de centre droit GERB (au pouvoir), selon les résultats partiels officiels.

    Près de la totalité des bureaux de vote (99,3%) ont été comptabilisés.

    Le Premier ministre de centre droit Boïko Borissov, dont le gouvernement n'a pas de majorité parlementaire, a confirmé dimanche soir son intention de démissionner, décision qui risque de plonger le pays dans l'instabilité et de conduire vraisemblablement à des législatives anticipées au printemps.

    "Dès que le parlement siégera, nous remettrons la démission du gouvernement", a annoncé Borissov à la presse.

    Roumen Radev, ex-général de l'armée de l'air bulgare âgé de 53 ans, est novice en politique.

    Son message anti-immigration et favorable à l'abandon des sanctions européennes contre Moscou, a rencontré un écho inattendu parmi les Bulgares à l'heure où l'Union européenne doit composer avec le Brexit et la montée des partis nationalistes.

    Roumen Radev, surnommé par certains le "général rouge", a bénéficié du mécontentement suscité par le gouvernement de centre-droit de Boïko Borissov dont les efforts en matière de lutte anti-corruption et dans la réforme du secteur public auront été jugés trop lents.

    Pour autant, Radev, qui parle couramment anglais, allemand et russe, a promis de maintenir son pays à la fois dans l'UE et dans l'Otan.

    "La principale conclusion, c'est que l'espoir et le désir de changement l'ont emporté sur la peur, que Borissov et le GERB ont tenté de propager", a estimé Jelio Boïtchev, haut responsable du Parti socialiste.