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Fillon veut «reprendre les privatisations»
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le candidat de la droite à la présidentielle souhaite que l'Etat reprenne les capitaux immobilisés.
François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, a plaidé jeudi pour "reprendre les privatisations" et pour que "l'Etat reprenne des capitaux immobilisés dans des entreprises commerciales où il a gardé des participations", comme chez Renault.
Il a estimé que ces mesures concernaient les entreprises où, pour l'Etat, "cela ne sert strictement à rien" de détenir des participations en terme d'influence sur la stratégie de l'entreprise, lors d'une rencontre avec des élus à la mairie de Chantenay-Villedieu (Sarthe), à l'occasion de son premier déplacement après sa victoire à la primaire de la droite dimanche.
Il faut "qu'on reprenne ce processus, qu'on récupère cet argent et qu'on investisse dans les infrastructures", a-t-il encore dit, reçu dans la mairie de cette commune de 874 habitants. La Sarthe, longtemps terre d'élection de M. Fillon, a voté à plus de 87% pour lui au second tour de la primaire.
"Le très haut débit, ce n'est pas uniquement pour que tout le monde puisse jouer à Warcraft"
Alors que plusieurs élus locaux lui exprimaient le besoin de raccorder les communes rurales au très haut débit, M. Fillon a répondu : "On peut faire beaucoup d'économies, y compris sur l'emploi public, en investissant massivement dans les technologies, les procédures numériques, dans de nouvelles façons de concevoir le travail. C'est ce qu'ont fait des entreprises, c'est ce qu'ont plus de mal à faire les organisations publiques", a souligné l'ancien ministre des Télécommunications.
"Le très haut débit, ce n'est pas uniquement pour que tout le monde puisse jouer à Warcraft", a-t-il ironisé. "Je veux passer avec les collectivités locales des contrats de cinq ans, dès le début du quinquennat. On met tout: les économies qu'on va continuer à vous demander, la baisse des normes et des contraintes administratives qui pèsent, les charges insupportables".
"On met de la liberté sur la gestion des personnels, on met de la liberté sur votre organisation (...) Ce qui pêche dans notre pays, c'est que le système est toujours normé et imposé d'en haut. C'est un ministre de l'Intérieur ou des collectivités qui décide que les collectivités doivent toutes être pareilles. Les territoires ruraux et urbains n'ont pas besoin des mêmes structures", a plaidé M. Fillon.
"Je ne veux plus que l'Etat et les préfets aient leur mot à dire sur l'organisation du territoire, fassent des cartes de communautés de communes absurdes", a-t-il demandé. M. Fillon avait auparavant souligné le travail des élus municipaux de Chantenay-Villedieu: "C'est une commune qui se bat mais avec des façons nouvelles de faire. Vous êtes pas restés figés sur des modèles anciens et comme ça, vous avez gardé un certain dynamisme."




