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Robert Ménard : «Fillon, c’est la victoire de nos idées»
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le turbulent maire de Béziers souhaite convaincre Marine Le Pen de réviser son approche des électeurs de François Fillon, inquiet de voir une partie de l'électorat conquis par le FN lui échapper.
«Il est le plus dangereux pour le FN», disait de François Fillon Marion Maréchal Le Pen, interrogée le 23 novembre dernier par l'Association des journalistes de la presse parlementaire. Un danger, surtout pour la composante conservatrice et identitaire du parti: le candidat de LR pour la présidentielle vient directement lui disputer une partie son électorat. Pour se différencier dans la campagne, le FN se voit tenté de porter l'effort sur les questions sociales, en d'autres termes: favoriser la ligne portée par Florian Philippot. Une perspective qui n'est visiblement pas du goût du maire de Béziers, Robert Ménard. Cité par Marianne, l'ancien journaliste voit de nombreuses convergences entre les options qu'il défend et celles du nouveau chef de file de la droite.
«Sur un bon nombre des idées de François Fillon, je suis d'accord. Sur les questions de société et de politique internationale notamment. Sur le plan économique, son programme libéral me semble assez bien, à condition qu'il ne soit pas mis en place au détriment des plus faibles», confirme au Figaro Robert Ménard. «Pour la primaire, beaucoup de mes amis sont allés voter pour François Fillon. Il est clair qu'entre lui, Sarkozy et Juppé, il n'y avait pas photo. Moi-même, si j'avais voté, j'aurais choisi Poisson au premier tour et Fillon au second», ajoute l'élu apparenté FN.
«Je voterai Marine Le Pen»
Une proximité qui n'est tout de même pas de nature à modifier les choix de Robert Ménard dans le contexte de la présidentielle. «François Fillon, c'est la victoire de nos idées, c'est une droite conservatrice assumée. C'est exactement ce que porte “la droite hors les murs”. Mais ce sont de belles idées portées par le mauvais cheval», regrette Ménard. «Le problème, c'est que je ne crois pas une seconde qu'il mettra vraiment en œuvre ce qu'il propose. Il a été ministre de Sarkozy pendant cinq ans, et à ce titre il a entériné des décisions qui sont contraires à ses choix actuels. C'est pour cette raison que je voterai Marine Le Pen pour les élections de 2017», poursuit l'édile.
Robert Ménard milite auprès de la présidente du FN pour une approche moins frontale des revendications portées par l'électorat filloniste. «J'ai parlé avec Marine Le Pen de son positionnement vis-à-vis du candidat LR. Il faut qu'elle fasse attention, parce que beaucoup de ses électeurs sont désormais tentés par le vote Fillon. Ça paraît injuste parce que c'est par exemple elle qui a la position la plus claire sur le mariage pour tous. Mais les catholiques ne lui en portent pas crédit. C'est parce qu'elle s'entoure de gens qui font un effet repoussoir, comme Florian Philippot. Sa comparaison du débat sur le mariage pour tous avec la culture du bonzaï, ça a laissé des traces», indique Robert Ménard, adversaire de longue date du vice-président du FN. Une chose est sûre, l'un des premiers effets Fillon, c'est l'apparition de nouvelles fissures dans la cohérence idéologique du Front national.




