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Les jeunes croient de moins en moins aux bienfaits de la démocratie
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les nouvelles générations semblent ne plus trop croire à la nécessité de ce régime. Pire: ils sont moins critiques envers les coups d'Etat.
GOUVERNEMENTS - "La démocratie est la pire forme de gouvernement, à l'exception de toutes celles qui ont déjà été testées". Quand Winston Churchill prononce cette célèbre phrase en 1947, il ne sait pas encore à quel point l'avenir va lui donner raison.
Depuis la Seconde guerre mondiale, si les coups d'Etat et les dictatures sont encore légions, l'assise des démocraties s'est clairement développée. Selon l'ONG Freedom House, ce régime gouvernait 44% des pays en 1972, mais a progressé inexorablement depuis, pour friser les 90%. Sauf que depuis le début des années 2000, ce chiffre stagne, voire diminue.
La démocratie est-elle en danger? S'il est difficile de répondre à cette question, une étude à paraître en janvier dans la revue Journal of Democracy jette le trouble, rapporteQuartz. Dans celle-ci, deux chercheurs font le constat que les jeunes générations sont moins attachées à la démocratie que leurs aînés.
Pour arriver à cette conclusion, les auteurs ont analysé plusieurs sondages réalisés dans de grandes et anciennes démocraties. Que ce soit aux Etats-Unis, en Australie, aux Pays-Bas, en Suède ou en Grande-Bretagne, la tendance est toujours la même: la chute libre.
La démocratie pas essentielle, les coups d'Etat pas si graves
Aux Etats-Unis par exemple, si 75% des personnes nées dans les années 30 estiment qu'il est essentiel de vivre dans une démocratie, moins de 30% de la génération née dans les années 1980 pense cela.
Dans une précédente étude publiée en juillet, les deux auteurs, des universités de Harvard et de Melbourne, avaient déjà repéré que les plus jeunes étaient plus radicaux politiquement et moins attachés à la liberté d'expression.
De plus, la "génération Y" est de moins en moins sûre qu'un coup d'Etat militaire est illégitime dans une démocratie. Aux Etats-Unis, les personnes nées après les années 1980 sont 19% à considérer une prise de pouvoir par la force comme illégitime, contre 43% pour les citoyens les plus vieux. En Europe, l'écart est plus faible, mais existe (36% contre 53%).
De même, alors que 41% des Américains plus âgés considèrent que les droits civiques sont "absolument nécessaires", seul un tiers des plus jeunes pense la même chose (45% contre 39% dans l'UE). Logiquement, cela s'accompagne d'une baisse de l'importance d'élections libres.
Des "signaux d'alarme" accompagnés de la montée des partis anti-système
On pourrait croire que c'est un simple effet dû à l'âge. Sauf que les auteurs ont comparé ces données à des sondages similaires datant de 1995. A l'époque, les jeunes Américains n'étaient que 16% à penser que la démocratie était un mauvais système. En 2011, ils étaient plus de 25%. En Europe, les chercheurs ont vu une différence moindre, mais tout de même significative, précise Quartz.
Les deux auteurs ont mis en place une "formule" à trois inconnues pour estimer si la démocratie était menacée, rapporte le New York Times. Premièrement, à quel point la démocratie est-elle importante pour les citoyens? Deuxièmement, est-ce que ces mêmes citoyens sont critiques ou plutôt ouverts à des gouvernements autoritaires, comme les juntes militaires? Deux points testés par l'étude.
Le troisième point, qui n'est pas testé dans l'étude, est de savoir si les "mouvements et partis anti-système" se développement et reçoivent de plus en plus de soutien, précise le quotidien américain. "Le signal d'alarme clignote en rouge", affirme au News York TimesYascha Mounk, co-auteur de l'étude. L'élection de Donald Trump en est évidemment un exemple. En France, on distingue également une montée de l'anti-système, notamment avec le FN de Marine Le Pen, ou encore du mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
S'il fallait un indicateur de plus concernant cette tendance, il suffit d'analyser ce sondage YouGov, réalisé pour Le HuffPost et i-Télé. 39% des Français interrogés souhaitent la victoire d'un candidat "anti-système" en 2017.
Evidemment, il ne faut pas non plus voir tout en noir. Être anti-système ne veut pas forcément dire être opposé à un régime démocratique, loin s'en faut. De même, l'étude est basée sur un ensemble de sondages et ne prend pas en compte la condition économique des pays, qui est souvent intimement liée à l'approbation du gouvernement par les citoyens. "Pour autant, cette mesure devrait nous inquiéter", selon Yascha Mounk




