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Mélenchon réussit sa campagne sur le Net
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Il vous parle une vingtaine de minutes de l’actualité, calé sur un canapé noir, en chemise blanche et veste sombre, dans un décor sobre que colore son affiche de campagne. Jean-Luc Mélenchon captive une audience grandissante sur Internet par sa « revue de la semaine ».
Sans attendre sa prochaine dixième édition, cette émission hebdomadaire, diffusée via le site YouTube, s’est taillée au cours de l’automne la part du lion parmi les chaînes politiques virtuelles, avec plus de 100 000 abonnés.
« On a enregistré un grand bond après son commentaire sur l’élection de Trump mais aussi par la mise en ligne d’extraits de ses passages, comme celui au micro de RMC où il a parlé des religions », relève Juliette Prados, en charge des relations presse de JLM. Ce dernier apparaît sur ces vidéos en ligne plus souriant et convivial, loin du tribun des meetings.
Un outil pour toucher un jeune public dépolitisé
Les militants s’en servent pour sensibiliser leur entourage. « Je partage ces vidéos sur ma page Facebook, ce qui permet de toucher un public jeune dépolitisé, qui ne s’informe que via Internet », explique Quentin, 21 ans, membre du Parti de Gauche, la formation de Jean-Luc Mélenchon.
« C’est une démarche comparable à ce qu’a réussi Podemos en Espagne », observe cet étudiant de Nanterre, qui apprécie quand son candidat aborde des sujets absents de la campagne électorale : « L’autre jour, il a parlé de la disparition des animaux pollinisateurs. »
Dans « Pas vu à la télé », autre rendez-vous virtuel lancé en février dernier et animé par Jean-Luc Mélenchon, ce dernier donne la parole à des personnalités qu’il estime trop tenues à l’écart des « médias officiels », selon son expression. L’homme politique renverse les rôles, jouant l’interviewer.
« Il a bien chopé les codes du Youtuber »
Un format remarqué par « MisterJDay », jeune vidéaste très populaire sur YouTube, qui, dans une récente revue des chaînes virtuelles des politiques français, analyse comment Jean-Luc Mélenchon a su sortir du lot.
« Il a bien chopé les codes du’Youtuber’ (...) Il remercie ceux qui ’Like’ et accepte les commentaires », note-t-il, rappelant le rôle pionnier du Front National dans cette nouvelle manière virtuelle de faire campagne. En effet, au-delà du nombre d’abonnés, l’abondance de commentaires et de mentions J’aime (Like) atteste du succès sur Internet.
Le candidat de « la France insoumise », qui participe régulièrement aussi à une « Foire aux questions » (FAQ) sur Internet, n’est pas le seul à user des réseaux sociaux au sein de son mouvement.
La coordinatrice du Parti de Gauche, Danielle Simonnet, a rencontré un succès immédiat en postant une vidéo où elle interpelle la maire de Paris, Anne Hidalgo, contre le travail le dimanche depuis son lit. Ou lorsqu’elle s’en prend à Lactalis depuis un rayon de supermarché.
La campagne se fait aussi sur le terrain
« On n’est pas dans la parole d’expert déconnecté du concret. L’internaute, par ce type de vidéo, reconnaît ce qu’il ressent, s’identifie dans un ras-le-bol et, par la force de l’insolence et une dose d’humour, entre dans notre raisonnement », explique-t-elle. Les mêmes ingrédients ont fait la notoriété d’autres vidéos « d’insoumis », comme l’un posté depuis un quai de gare de banlieue sur les services publics.
Mais le virtuel ne remplace pas la campagne de terrain. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon mobilise cette fin de semaine, les 10 et 11 décembre, ses militants pour tracter sur les marchés et faire vendre leur programme publié sous la forme classique d’un livre.
Sébastien Maillard




