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L’assassin présumé de 3 militantes kurdes à Paris, meurt avant son procès
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le meurtrier présumé de trois militantes kurdes, abattues d’une balle dans la tête à Paris en 2013, est décédé samedi à l'hôpital selon des sources judiciaires. Sa mort met fin à la tenue d'un procès qui était prévu du 23 janvier au 24 février 2017.
Son procès n'aura pas lieu. Le Turc Omer Güney, assassin présumé de trois militantes kurdes à Paris en janvier 2013, est mort dans la matinée du samedi 17 décembre dans un hôpital parisien, avant son jugement devant la cour d'assises, a appris l'AFP de source judiciaire.
Omer Güney est décédé samedi matin à l'âge de 34 ans à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpétrière, a précisé cette source. Atteint d'une grave maladie au cerveau, il était le seul suspect renvoyé devant la cour d'assises spéciale de Paris pour les "assassinats en relation avec une entreprise terroriste".
Son décès a pour effet d'éteindre l'action publique à son encontre, mettant fin de fait à la tenue de son procès qui était prévu du 23 janvier au 24 février 2017.
Le 9 janvier 2013, en plein jour, trois activistes kurdes, dont Sakine Cansiz, l'une des fondatrices du PKK, avaient été froidement abattues de plusieurs balles dans la tête dans les locaux du Centre d'information du Kurdistan (CIK), dans le Xe arrondissement de Paris.
Les familles des victimes privées de procès
Les avocats des parties civiles ont fait part dans un communiqué de la "colère des familles des victimes, privées d'un procès public qu'elles attendaient depuis près de quatre années, familles, qui elles, espéraient en la justice française".
Ils ont exprimé leur "consternation de voir qu'une fois de plus, la France n'est toujours pas capable de juger un crime politique commis sur le territoire français par des services secrets étrangers", selon ce communiqué signé des avocats Sylvie Boitel, Antoine Comte, Virginie Dusen, Jan Fermon et Jean-Louis Malterre.
"Implication" des services secrets turcs
Les enquêteurs français avaient conclu à "l'implication" de membres des services secrets turcs, le MIT, dans ce triple assassinat, selon une source proche du dossier.
Mais les investigations n'avaient pas permis d'établir si ces agents ont agi "avec l'aval de leur hiérarchie" ou "à l'insu de leur service afin de le discréditer ou de nuire au processus de paix", entamé à l'époque entre Ankara et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a ajouté la source.
Durant l'instruction, Omer Güney a nié les faits malgré de nombreux éléments à charge : la vidéosurveillance l'a filmé entrant dans l'immeuble du CIK peu avant les crimes, l'ADN d'une des victimes a été retrouvée sur sa parka et sa sacoche contenait des traces de poudre.
L'accusé, ancien agent d'entretien à l'aéroport de Roissy, s'était rapproché fin 2011 d'associations kurdes en région parisienne. Décrit par ses proches comme un turc ultranationaliste, il avait infiltré cette mouvance "dans un but de surveillance et d'espionnage" avec pour mission "d'éliminer des cadres du PKK", d'après la source proche du dossier.
Les services secrets turcs ont officiellement démenti en janvier 2014 tout rôle dans les assassinats.
Avec AFP




