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Hollande accorde une grâce totale à Jacqueline Sauvage
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Jacqueline Sauvage est sortie de prison dès mercredi soir. François Hollande avait estimé plus tôt que sa place était « auprès de sa famille ».
Condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, Jacqueline Sauvage a bénéficié d’« une remise gracieuse du reliquat de sa peine d’emprisonnement », qui « met fin immédiatement à sa détention », a annoncé l’Elysée mercredi 28 décembre dans un communiqué. « Le président de la République a estimé que la place de Mme Sauvage n’était plus aujourd’hui en prison, mais auprès de safamille », a ajouté le palais présidentiel.
« J’ai décidé d’accorder à Jacqueline Sauvage une remise gracieuse du reliquat de sa peine. Cette grâce met fin immédiatement à sa détention », a écrit le chef de l’Etat sur son compte Twitter.
Jacqueline Sauvage est sortie libre mercredi peu avant 18 h 30 de la prison de Réau (Seine-et-Marne) où elle était détenue. Une voiture est sortie du centre pénitentiaire sans s’arrêter devant les nombreux journalistes présents. Une source policière a confirmé à l’AFP que Jacqueline Sauvage, 69 ans, se trouvait à son bord en compagnie de trois membres de sa famille.
Ses filles se disaient « désespérées »
L’avocate de Jacqueline Sauvage, Nathalie Tomasini, s’est dite « terrassée par la joie et l’émotion » après avoir « porté ce dossier à bout de bras ». « Je suis tellement heureuse, c’est le résultat d’un an de travail acharné », a-t-elle ajouté, confiant qu’elle était au courant de la décision mais ne pouvait pas s’exprimer car « tenue à un devoir de réserve ». Une fille de Jacqueline Sauvage s’est déclarée « très secouée » sur France Info. « C’est un très très grand bonheur. J’en pleure, c’est merveilleux. (…) On y croyait sans y croire », a-t-elle réagi.
L’Elysée a précisé que le chef de l’Etat avait accordé sa grâce « après avis du ministre de la justice », saisi le 9 décembre après le rejet en appel de la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage. Dans une lettre adressée une semaine plus tôt au président, les trois filles de Jacqueline Sauvage se disaient« désespérées » de ne pas avoir leur mère près d’elles, « inquiètes pour son état de santé » et « craignant pour sa vie ».
L’association Osez le Féminisme a salué mercredi « le fruit de l’union de toutes les associations féministes et, plus largement, de la mobilisation massive qui a eu lieu », et Les effronté-e-s ont estimé que « la société française doit à présent, elle aussi, faire son examen de conscience : comment les coups de cet homme ont-ils pu envoyer trois fois cette femme aux urgences, sans que personne ne s’en émeuve ? Pourquoi 85% des femmes battues jugent-elles inutile de porter plainte en France, et s’en abstiennent ? ».
Un symbole des violences conjugales
Devenue un symbole des victimes de violences conjugales, Jacqueline Sauvage avait obtenu le 31 janvier, après une forte mobilisation, une grâce partielle du président Hollande, notamment de la période de sûreté, lui permettant ainsi de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle. Cette demande avait été rejetée en première instance, puis en appel. La cour d’appel de Paris avait notamment estimé que la réflexion de Jacqueline Sauvage demeurait « pauvre et limitée puisqu’elle pein[ait] encore » à accéder à un « authentique sentiment de culpabilité ».
En octobre 2014, comme en appel en décembre 2015, Jacqueline Sauvage avait été condamnée à dix ans de réclusion criminelle. Ses trois filles avaient témoigné à charge contre leur père, expliquant avoir été violées et battues, comme l’avait été leur mère. Après le rejet de sa demande de libération conditionnelle, ses avocates avaient indiqué que Jacqueline Sauvage et sa famille renonçaient à se pourvoir en cassation.
La classe politique salue la décision de Hollande
La secrétaire d’Etat chargée de l’aide aux victimes, Juliette Méadel, a remercié mercredi François Hollande sur Twitter, se félicitant d’« une grâce présidentielle à bon escient ».
Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Vincent Peillon, candidats à la primaire de la gauche, se sont également réjouis de la nouvelle sur les réseaux sociaux.
A droite, des soutiens de François Fillon, candidat Les Républicains à la présidentielle, ont aussi salué la décision de François Hollande. C’est le cas de Valérie Pécresse et de Valérie Boyer :
Florian Philippot, vice-président du Front national, a également salué « une bonne décision ».
« En accordant une grâce partielle (le 31 janvier), François Hollande avait mis en avant le respect des décisions de justice et l’indépendance des magistrats. Et quelques mois plus tard, on piétine allègrement ce que l’on avait dit », a en revanche estimé Céline Parisot, secrétaire générale de l’Union syndicale des magistrats (USM). Elle a rappelé que Jacqueline Sauvage a « été condamnée au nom du peuple et par le peuple français .»
Le Syndicat de la magistrature, orienté à gauche, a lui refusé mercredi de « crier avec les loups ». « La grâce présidentielle est une survivance du droit divin de l’Ancien Régime, qui n’a plus de sens aujourd’hui. Mais personne ne s’offusquait quand on l’utilisait pour gracier des condamnés à mort ou des détenus malades », a souligné Clarisse Taron, présidente du syndicat.




