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Concentration des médias en France et ailleurs
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://www.acrimed.org/Concentration-des-medias-en-France-et-ailleurs-5456
Le 19 janvier 2017, à la Bourse du travail de Paris. Avec Christophe Deloire (Reporters sans frontières) et Jérémie Fabre (Acrimed).
« Quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et ensuite ils me foutent la paix ». À l’instar de Xavier Niel [1], une poignée de milliardaires s’est emparée de la majorité des grands médias français. Un phénomène de concentration de la propriété des médias qui n’est pas nouveau mais qui s’est accéléré dangereusement ces dernières années : rapprochement progressif de Libération, L’Express, RMC et BFM-TV au sein du groupe de Patrick Drahi ; fusion de L’Obs et du Groupe Le Monde contrôlé par le trio Bergé/Niel/Pigasse ; rachat duParisien/Aujourd’hui en France par Bernard Arnault, déjà propriétaire desÉchos et de Radio classique ; mariage forcé entre I-Télé, Canal+ et Direct Matin sous la férule de Vincent Bolloré…
En France [2] comme à l’étranger [3], le paysage médiatique se confond de plus en plus avec le classement des grandes fortunes.
Ces grandes manœuvres [4] ont des répercussions déjà bien visibles sur la qualité de l’information et sur les conditions de travail des journalistes, accélérant des phénomènes qui témoignaient déjà d’une dégradation de l’information et de ses conditions de production : conflits d’intérêts, course au clic et à la rentabilité, censure et autocensure des journalistes, licenciements politiques, plan sociaux…
Dans son dernier bilan annuel, Reporters sans frontières (RSF) fait reculer la France à la 45e place au classement mondial de la liberté de la presse. La raison avancée est des plus claires : « L’appropriation des médias par une poignée d’hommes issus de la finance et de l’industrie constitue la principale raison du recul relatif de la France. Le phénomène, déjà prégnant ces dernières années, s’est accentué. »
Dans quelle mesure la tendance à la concentration des médias en France et à l’étranger [5] est-elle un véritable danger pour l’information et le journalisme ? Comment se manifeste-t-elle concrètement ? Comment s’y opposer ? Pour répondre à ces diverses questions, Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, était notre invité.
(Toutes nos excuses pour la qualité parfois aléatoire du son)




