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Mélenchon à la recherche de son second souffle
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le candidat de la France Insoumise souhaite oublier l’épisode «alliance» avec Benoît Hamon et convaincre les indécis.
Lundi après-midi, on a quitté Jean-Luc Mélenchon dans une ferme de l’Oise. Il avait des grandes bottes sous la pluie. En guise de souvenir - après une question sur l’alliance ratée avec Benoît Hamon – on a eu le droit à un «allez demander aux vaches !». Mardi soir, on l’a retrouvé en Bretagne, à Brest plus précisément : la ville natale qui a vu grandir le candidat socialiste. Ce dernier sera également dans les parages pour un meeting ce mercredi. Le hasard n’existe pas.
Le candidat de la France Insoumise est arrivé au «Brest Arena» tel un boxeur. Musique, descente des escaliers, regard concentré. Il s’est placé au milieu de la salle sous les cris de «résistance» des quelques 3 500 âmes. Sa prise de parole a approché les deux heures. Parfois, on a eu le sentiment – chose rare chez lui – qu’il se perdait dans ses mots. La fatigue pèse : ces dernières semaines ont été rythmées par le faux rapprochement avec Benoît Hamon. Aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon veut passer à autre chose : il cherche son second souffle à quelques semaines du premier tour de la présidentielle.
Le mois de mars s’annonce bouillant et décisif. Un voyage à Rome le week-end du 11 pour parler Europe et une grande marche des «Insoumis» à Paris le week-end suivant. En attendant, il fait le job. Sur scène Jean-Luc Mélenchon pousse ses soutiens à ne pas baisser les bras. L’objectif : convaincre les indécis, ceux qui doutent. «Nous sommes le nombre, c’est notre principal force», clame-t-il à sa manière et sous les applaudissements. Puis : «Nous voulons un vote d’adhésion sur un programme. Pas un vote contre machin ou bidule. Il y a des additions qui ne se font pas aussi facilement que le croient les observateurs.»
Pacte de non-agression
Il le sait, cette campagne présidentielle est folle et incertaine pour tous les candidats. A Brest, il a fait siffler Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon. Pas Benoît Hamon. Entre les deux, une sorte de pacte de non-agression a été signée lors de leur rendez-vous secret à Paris de la semaine passée. Le candidat a tout de même souligné au marqueur rouge les différences avec le socialiste. Selon Jean-Luc Mélenchon, le compte pénibilité est une «escroquerie». «Il faut travailler 25 ans sur un métier pénible pour avoir le droit de cotiser seulement deux ans de moins avant de partir à la retraite», argumente-t-il.
Au fil des mots, le candidat de la France Insoumise a défendu «une sécurité sociale intégrale, 100% remboursé», une cantine bio dans«tous» les établissements scolaires du pays et l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. La soirée s’est achevée sur une Marseillaise. Mais sans l’Internationale : elle ne fait plus partie du programme de la France Insoumise. Jean-Luc Mélenchon n’a pas traîné, comme toujours il s’éclipse après ses meetings. Le candidat récupère et retrouve quelques proches. Mercredi, il passe sa matinée à Concarneau. Il laisse Brest à Benoît Hamon. Une sorte de jeu entre un chat et une souris. Sauf, que pour le moment, il n’y a pas de gagnant.




