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Les associations pour la défense des roms poussent un coup de gueule
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
SOCIETE Lundi matin, plusieurs associations se sont inquiétées du démantèlement d’un camp de Roms à Marseille. Alors que le dialogue avec les pouvoirs publics était privilégié, les associations se sentent trompées…
C’est un gros coup de gueule commun qu’ont poussé plusieurs associations pour la défense des Roms, lundi matin. Le rendez-vous était donné par le comité interdépartemental des collectifs roms et une petite dizaine d’associations, dont lafondation Abbé Pierre, L’Ecole au présent, Médecins du monde ou la Ligue des droits de l’Homme, sur le boulevard du capitaine Gèze (15e) à Marseille, où quelques familles de Roms sont installées depuis un an environ.
« Nous sommes ici car ce camp devait être expulsé ce matin. Nous avons finalement eu l’information selon laquelle l’expulsion était suspendue par le préfet samedi matin », plante Roland Bourglan, membre du comité interdépartemental des collectifs roms. Si ce camp a échappé de peu au démantèlement, ce n’est pas le cas d’un bidonville situé dans le quartier de la Rose (13e).
« On vient d’apprendre qu’ils ont mis à la rue toutes les personnes du bidonville de la Rose, c’est terrible. Aucun de nous n’a été mis au courant », se désole Caroline Godard, de l’association rencontres tziganes. Et c’est bien ce qui met dans une colère noire tous les membres d’associations présents.
« Un coup de poignard dans le dos »
Alors que tous prônent le dialogue et le travail main dans la main avec l’Etat et les collectivités territoriales, personne ne comprend la décision de l’expulsion de ce camp. « Ça fait six mois qu’on a monté le collectif interdépartemental pour faciliter les discussions et les prises de décision. Depuis on est en collaboration étroite avec les autorités, et aujourd’hui ils procèdent à une expulsion sans nous prévenir. C’est un coup de poignard dans le dos », clame Roland Bourglan en tentant d’étouffer sa colère.
La préfecture indique avoir procédé à cette expulsion pour des raisons de sécurités classées « risques très importants ». Si les associations ne souhaitaient pas le maintien de ce camp, c’est la façon dont s’est produite l’expulsion qui les révolte. « Aucun travail préparatoire n’a été fait. On les jette à la rue alors qu’il y avait des enfants scolarisés. Tout a été détruit, ils doivent tout recommencer. », se désole Caroline Godard.
Ici, les associations militent pour la mise en place de lieu de stabilisation. « Ce sont des terrains publics qui n’ont pas d’utilité immédiate et qui ne présentent pas de danger. Plutot que de les expulser de ces endroits inoccupés, on essaye de les y laisser et de leur proposer des solutions d’insertions et d’éducation », précise Caroline Godard. En aucun cas les membres d’associations ne militent pour l’établissement de bidonville ou pour la régularisation de ces personnes.
Leur seule revendication relève de leurs droits fondamentaux. « On pousse ces gens à la rue en invoquant le droit à la propriété. Mais que fait-on de leurs droits fondamentaux comme l’éducation, le logement, ou la santé par exemple ? », se demande Fathi Bouaroua de la fondation Abbé Pierre.
« S’il faut aller au conflit, on ira »
En procédant à des expulsions comme celle de la Rose, les autorités publiques renvoient un message tronqué aux citoyens. « Avant il y avait environ 1.500 Roms à Marseille. Aujourd’hui il y en a deux fois moins. Pourtant les gens croient qu’ils sont de plus en plus car ils sont poussés à l’errance, regrette Fathi Bouaroua. C’est une véritable criminalisation de la pauvreté à laquelle on assiste. »
Devant un tel comportement des pouvoirs publics, les associations réfléchissent à la stratégie à mettre en place. Des discussions sont déjà entamées, elles se laissent 48 heures pour se décider. « Ce sera avec le plus grand regret, mais s’il faut aller au conflit, on ira », prévient Roland Bourglan.




