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Les pires amis de Hamon
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
S'il est bon de se sentir soutenu dans la course à l’Elysée, il est des « alliés » au franc-parler assassin dont on se passerait bien… La preuve par cinq.
7 avril 2017 : Montebourg refait le match
Soutien officiel de Benoît Hamon, Arnaud Montebourg qui l’accompagnait au Creusot, en Bourgogne, est arrivé en retard. Avant de rapidement quitter les lieux. Dans l’intervalle, l’ancien candidat de la primaire à gauche a fait observer que, si lui avait gagné, le PS n’en serait pas là : « Ça n’aurait pas été la même chose, j’avais un programme qui permettait de trianguler Macron… »
6 avril 2017 : Sapin, monsieur (dé)loyal

C’est du bout des lèvres que Michel Sapin a soutenu le candidat du Parti socialiste. « Je ne manquerai pas à ma famille politique, le candidat de mon parti, c’est Benoît Hamon », a-t-il annoncé au micro de BFMTV et de RMC, au nom de la « loyauté » en politique. Avant de planter sa banderille : « Vous dire que je suis satisfait de sa campagne, que je suis satisfait de ses propositions, ce serait vous mentir. »
20 mars 2017 : Cambadélis, comme un boomerang

Certes, le premier secrétaire du PS s’est montré ferme, appelant à soutenir sans faille Benoît Hamon. Mais curieusement, Jean-Christophe Cambadélis a aussi tancé le candidat, sans le nommer, sur l’air de qui sème la fronde la récolte : « Je pense que, à un moment donné, quand vous ne respectez pas les règles, il faut vous attendre à ce que l’on ne respecte pas les règles pour vous. »
9 mars 2017 : Cazeneuve châtie bien

Benoît Hamon était si heureux de la visite du premier ministre à son QG. Un soutien franc, enfin ! Mais le principal intéressé, moins enthousiaste, s’est contenté d’accompagner son soutien d’une déclaration sévère : « En ce qui concerne le candidat investi par la primaire, il faut rassembler toute sa famille politique. […] Je lui redis aujourd’hui avec amitié. »
5 mars 2017 : Kanner au point mort

Le ministre de la ville, de la jeunesse et des sports est déçu depuis la défaite de Valls. Il l’a dit et répété. Dans une interview au JDD, s’il précise « Benoît est notre candidat, qu’il n’y ait pas de malentendu », Patrick Kanner expose aussi son amertume face à ce « faux plat qui dure » (la campagne de Hamon) : « C’est ma huitième présidentielle, et c’est la première fois que j’ai du mal à me mettre en route. »
Zineb Dryef





