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Macron caché et poursuivi dans l’escalier : une sale histoire
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Chaque matin du lundi au vendredi, si possible à 9 h 15 précises, Daniel Schneidermann publie cette chronique sur les dominantes médiatico-numériques du matin. Ou parfois de la veille au soir (n'abusons pas des contraintes). Cette chronique est publiée sur le site indépendant arrêt sur images (financé par les abonnements) puis sur Rue89.
A l'aube de sa fulgurante carrière, plus personne ne l'ignore, l'Embobineur fut banquier. De son passage chez Rothschild, de 2008 à 2012, personne n'ignore plus rien, la success story ayant été déroulée un peu partout. Un peu partout ?
Pas tout à fait, puisque Le Monde ne se décide qu'aujourd'hui à raconter "les années Rothschild" de Macron. Charmeur, bosseur, accrocheur : l'article, signé Isabelle Chaperon, récapitule les qualités désormais légendaires de l'Elu, mais l'oeil est tout à coup attiré par une histoire qui concerne le journal lui-même, à l'époque de sa vente au trio Bergé-Niel-Pigasse.
"Lors de la recapitalisation du Monde (en français, la vente, NDR), il conseille à titre gracieux la Société des rédacteurs (SRM), raconte Chaperon. « On ne savait pas très bien pour qui il travaillait », se souvient un des protagonistes.
Une ambiguïté illustrée par une scène survenue en septembre 2010 : un membre de la SRM débusque Emmanuel Macron caché dans l’escalier de l’immeuble haussmannien hébergeant les bureaux d’Alain Minc, ancien président du conseil de surveillance du Monde et soutien de l’offre du groupe espagnol Prisa."
Comment donc ? Un journaliste du Monde aurait "débusqué" le futur président dans un escalier ? Et on ne l'apprend qu'aujourd'hui ? En vérité, non. On le savait déjà.
Le coeur du banquier
Au moins depuis février 2017, où ce journaliste, Adrien de Tricornot, a raconté à StreetPress cette poursuite dans l'escalier, avec ascenseur bloqué et coeur du banquier qui "bat à 200 à l'heure" quand il voit sa duplicité démasquée : sous couvert "d'aider" les journalistes, il travaillait en réalité pour une offre concurrente à celle de "BNP", l'offre de l'Espagnol Prisa, représenté en France par Alain Minc.
Vive le multimedia : Tricornot a même rejoué la scène dans une video. Je vous laisse lire et regarder. Je ne saurais pas mieux raconter. En termes de pur intérêt, l'anecdote a tout pour figurer au sommet des portraits et des biographies : piquante, haletante, révélatrice sur l'entre-soi du petit monde médiatico-financier parisien (les bureaux de Minc et de Bergé se trouvent dans le même immeuble), et la psychologie du personnage.
Et pourtant, dans les biographies officielles du nouveau président, elle est restée dans les limbes. Quelques livres l'ont relatée (par exemple Main basse sur l'information, de Laurent Mauduit), mais sans y insister.
Pour la lire dans les colonnes du journal concerné, il aura fallu attendre le lendemain de l'élection, et encore, au coeur d'un article plus général. Outre qu'il est toujours difficile pour un media, même sept ans plus tard, de parler de lui-même, elle fait tache. Elle ne cadre pas avec le story telling. C'est une sale histoire, que l'on ne peut ni raconter, ni tout de même occulter tout à fait. Une histoire au purgatoire.




