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Pour la fin de la corrida en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Maintenant que la grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées englobe la plupart des villes taurines où se pratique la mise à mort des taureaux, il est temps de mettre un terme à ces actes de cruauté en s'adressant à ses dirigeants et à la Présidente de la Région, Carole Delga en particulier. La souffrance des taureaux dits 'de combat' est bien réelle et ce spectacle barbare participe à la dégradation des valeurs de notre société. Pour l'abolition pure et simple de l'alinéa 3 de l'article 521-1 du code pénal permettant à ces atrocités de continuer impunément au nom de la 'tradition'.
Intermittent du spectacle (chanteur/guitariste/compositeur/acteur) je suis arrivé dans le sud de la France en 1981 et j'ai obtenu la nationalité française en 1998.
A mon arrivée, comme beaucoup de visiteurs dans la région, j'étais intrigué par l'idée qu'un être humain puisse affronter un animal noble et sauvage sur un pied d'égalité dans une arène.
J'ai donc assisté à une corrida dans les années '80.
En tant que néophyte, l'affiche me tentait car il s'agissait d'un évènement mixte – trois courses camarguaises et trois mises à mort.
Le programme de l'après-midi débutait avec des courses camarguaise – plutôt amusantes - mais j'étais mal préparé pour la suite de l'affiche. Après l'acharnement du picador avec sa lance qui sciait, littéralement, la nuque d'un toro, la tercio des banderilles, ces jolis harpons colorés qui font jaillir un flot de sang, et la mise à mort qui était tout sauf instantanée (trois tentatives avec l'épée et plusieurs coups de grâce avec une sorte de dague) je me trouvais sur le point de vomir et j'ai rapidement quitté les arènes de Nîmes. Comment, me demandais-je, est-ce possible qu'au 20ième siècle (à l'époque) les lois permettent de telles atrocités au nom de la tradition, de l'art, et du spectacle? 'Est-ce que ce monde est sérieux ??' JAMAIS on ne tolérerait de tels actes envers d'autres animaux domestiques, alors pourquoi les taureaux? Et oui, on peut oublier l'idée des toros sauvage qui sortent directement des plaines d'Andalousie: le bétail de 'combat' est aujourd'hui élevé dans des conditions quasi intensives, arrivant dans les arènes françaises fatigué par le voyage, bourré de médicaments (notament le Flunixin, un anti-stress qui favorise l’endormissement !), désorienté et terrorisé par l'afeitado (les cornes sont souvent coupées à vif et 'arrangées' pour les rendrent moins dangereuses). Chaque année un pourcentage non négligeable des animaux est déclaré malade et inapte au 'combat' par des vétérinaires….. des aficionados de surcroît.
Pourquoi le mot 'combat' entre guillemets ? Le spectacle est tout sauf égal entre l'homme et l'animal. A titre indicatif, lors des 20 dernières années, seul un toréador décède en raison des blessures reçues dans l'arène pour 36.000 taureaux mis à mort !
Et la 'tradition' dans tout cela? Une tradition n'est jamais immuable. Il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas si longtemps on jetait des chèvres du haut des clochers en Espagne. Cette pratique nous manque-t-elle? Jusque dans les années '20, les chevaux du picador n'étaient pas protégés et entre 10 et 20 de ces animaux vieux, malades ou infirmes étaient étripés par les cornes des toros. C'était la tradition. Ca faisait partie intégrante du soi-disant spectacle. Les spectateurs, Hemingway et Picasso compris, le trouvaient très amusant. De telles souffrances ne seraient plus tolérées de nos jours; une tradition peut donc évoluer.
Emile Zola avait raison: 'La corrida n'est ni un art, ni une culture, mais la torture d'une victime désignée'. Il est temps que la torture s'arrête.




