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Construire une opposition militante à Macron, maintenant
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Pour contrer la majorité présidentielle, les porte-paroles du NPA, Olivier Besancenot, Christine Poupin et Philippe Poutou appellent à un grand rassemblement : «Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocratiques, opposantEs aux grands projets destructeurs, antiracistes et féministes... nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, dans les mobilisations...»
Les élections législatives donneront manifestement une solide majorité à E. Macron et E. Philippe à l’Assemblée pour faire passer leur politique. Avec moins de 17% des inscrit.e.s au premier tour, Macron peut cumuler les pouvoir essentiels !Les institutions et le système électoral de la Ve République, montrent une nouvelle fois leur caractère antidémocratique !
Mais la démocratie Macron s’en fout, il lui suffit d'avoir le pouvoir !
Il a prévu de gouverner par ordonnances. On comprend pourquoi quand on lit ce qu'il prévoit: aucunE salariéE ne peut accepter un tel tissu d’horreurs ! Dans leur projet, il n’existerait plus aucune garantie collective concernant le travail, tout se réglerait au niveau de l’entreprise, là où le rapport de forces est le plus défavorable aux salarié.e.s : le contrat et la durée de travail, la santé et la sécurité, les salaires et l’emploi, les motifs de licenciement, le recours aux CDD… avec y compris avec la possibilité des référendums d’entreprise à l’initiative de l’employeur. La fusion des institutions représentatives du personnel réduirait encore les moyens de défense des salariéEs, surtout en matière de santé et de sécurité du travail. Sans parler de la « sécurisation » des patrons hors la loi avec le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciements illégaux, ou de la réduction des délais de recours.
A cela s’ajoutent les suppressions de postes, la hausse de la CSG, l’attaque contre la Sécu, l'assurance chômage puis les retraites, le projet de sélection à l’entrée des universités.
Ce bulldozer ultralibéral a un pendant, la répression et le racisme. Macron s’était présenté comme peu favorable à l’état d’urgence, mais l’a prolongé aussitôt élu et, pire, en intégrant des mesures d'exception dans la loi ordinaire, il crée un état d'urgence permanent. Son élection a d’ailleurs été suivie, dès le lendemain, d’interdictions de manifester pour plusieurs dizaines de militantEs.
Macron s’est présenté comme moins raciste que la droite… et enrobe les politiques anti-immigrés de plaisanteries racistes contre les migrants qui meurent en Méditerranée et avec les mouvements sociaux et les classes populaires, les musulmanNEs ou supposéEs l'être, les minorités… seront les premières cibles de cet état d'urgence à perpétuité.
Il y a une urgence absolue à construire une contre-offensive et une opposition au gouvernement
Macron organise et alimente la division entre les organisations syndicales qu'il veut neutraliser dans ses pseudo-négociations et touTEs celles et ceux qui voudraient empêcher sa politique qu'il réprimera violemment.
Il y a donc urgence à ce que les organisations de toute la gauche, que toutes celles et tous ceux qui sont prêtEs à empêcher le gouvernement de mettre en place sa politique, fasse converger leurs forces, se rencontrent et agissent ensemble. Dès le 19 juin, avec les manifestations du Front social dans plusieurs villes. Dans les jours suivants, divers secteurs seront mobilisés, au Ministère du travail, dans l’énergie, chez GM&S, Tatti, etc. La CGT Ile-de-France appelle à se mobiliser le 27 juin. Mais ce qui manque, c’est une journée interprofessionnelle et unitaire, des grèves et des manifestations massives avant la fin du mois de juin, qui montrent que le monde du travail ne se laissera pas faire Et au-delà, un plan de mobilisation pour arrêter le gouvernement et imposer nos revendications.
Après le score de Marine Le Pen à la présidentielle, celui du FN aux élections législatives, même s'il est plus faible, montre le danger de l'enracinement de l'extrême-droite. Cela sonne comme un avertissement : si le mouvement social, si nous ne prenons pas nos affaires en main, l’étape d’après risque d’être une nouvelle accélération désastreuse des reculs démocratiques et sociaux. Déjà, le poids de l’extrême droite se fait sentir dans la répression, l’offensive raciste et antisociale. La crise climatique, les guerres, tout cela montre un monde pourrissant, qu’il y a urgence à renverser. Il faut rapidement et impérativement ôter l’initiative aux capitalistes, et empêcher l'extrême-droite d'usurper l'opposition aux politiques antisociales.
Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocratiques, opposantEs aux grands projets destructeurs, antiracistes et féministes... nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, dans les mobilisations, mais aussi en proposant, à partir de nos luttes le projet d'une société débarrassée du capitalisme, du productivisme, de l'exploitation et de toutes les oppressions. C'est ce que nous proposons de débattre ensemble au plus vite, notamment par des rencontres et réunions unitaires entre les organisations.




