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Traité comme un criminel pour avoir voulu photographié les Macron
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le couple présidentiel, en vacances à Marseille, ne veut plus communiquer sur ce sujet. Un photojournaliste qui les suivait en a fait les frais. Il nous raconte sa garde à vue musclée.
Les vacances des présidents de la République seraient-elles en passe de devenir un secret d’Etat aussi précieux que les codes nucléaires ? A croire les aventures des photographes qui ont suivi Emmanuel et Brigitte Macron, on pourrait le croire. Le fait est d’autant plus surprenant que le président, alors en campagne, n’avait jamais rechigné, ou très peu, à poser pour les objectifs, que ce soit au Touquet ou à d’autres endroits. Mais, là à Marseille, le vent a tourné. Réfugié dans une luxueuse villa du parc Talabot, avec vue sur la corniche Kennedy, le couple élyséen vit comme dans un bunker. Et ses officiers de sécurité ont la menace facile. Notre témoin, qui a déjà suivi le président à maintes occasions, en a fait la triste expérience.
L’affaire commence le samedi 12 août. «On remarque le convoi du président qui sort du parc, là où il passe ses vacances. On le suit pendant un quart d’heure et soudain ses officiers de sécurité nous repèrent. Ils nous arrêtent et procèdent à un contrôle d’identité. Ils appellent les forces de l’ordre qui nous emmènent au commissariat. » S’ensuivent les procédures habituelles, puis tout rentre dans l’ordre après deux heures et «on nous autorise à regagner nos pénates».
Coffré pour 48 heures
Dimanche matin, la dépêche sur les vacances présidentielles paraît. Notre témoin pense donc que l’affaire a évolué et qu’il va pouvoir prendre quelques clichés du premier couple de France. Il décide donc de s’adresser à l’officier de sécurité en poste, celui-là même qu’il avait croisé la veille. «Il m’envoie aussitôt bouler et me lance : “Moi, je vous dis pas bonjour. Je ne supporte pas ce que vous faites. J’aime pas votre métier… J’ai rien à vous dire. Y aura pas de photos de toute façon. Maintenant c’est comme ça. Il va falloir vous y habituer. On n’est plus sous les présidences précédentes. Vous allez vite vous en rendre compte….”» Le photojournaliste fait néanmoins remarquer qu’il y a juste en face les caméras de BFM et de TF1 et s’interroge sur leur concurrence. «Vous inquiétez pas, répond l’officier, Sibeth [Ndiaye, chargée de communication de l’Elysée, NDLR] a appelé pour demander à leur boss de les faire déguerpir sinon ils n’auront plus leur accréditation…» «C’est assez scandaleux de procéder comme ça», remarque notre témoin. Le service de communication de l'Elysée dément pour sa part toute tentative d'intimidation auprès de BFM ou de TF1 : «On ne fait et on ne fera jamais ça», nous précise-t-on. Par ailleurs, il précise que le président Macron a porté plainte pour violation de domicile et atteinte à la vie privée.
L’officier finit par appeler la police nationale : «Je vais vous faire coffrer pour 48 heures.» Une heure plus tard, le trublion est embarqué. Au commissariat l’officier de police judiciaire lui notifie sa garde à vue «sur ordre du procureur de la République». Celle-ci va durer environ six heures, avec un placement en cellule au milieu des délinquants. «Ils ont fouillé tout mon matériel, mes sacs. J’ai dû retirer mes lacets de chaussure, ma montre… J’ai été traité comme un criminel. » Après trois heures de cellule, les policiers viennent prendre sa déposition. Avant, l’officier de police judiciaire demande à voir tout ce qu’il y a sur la carte mémoire de ses appareils photo, le contenu de son ordinateur. «C’est totalement illégal. On peut se douter sur ce qu’il y a dans les ordinateurs de journalistes. Ils m’ont fait comprendre que si je ne coopérais pas, je devrais attendre demain matin pour pouvoir sortir. C’était de l’intimidation. Le but était clairement de me faire peur.»
Résultat : «J’ai bien compris que j’étais dans le collimateur et je préférerais éviter de me retrouver au trou. Je suis scandalisé et choqué par la méthode employée. C’est à croire que le président entre en guerre avec la presse. »




