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EasyJet: surmenés, les pilotes tirent la sonnette d’alarme

Brève publiée le 16 août 2017

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://www.lopinion.fr/edition/economie/easyjet-surmenes-pilotes-tirent-sonnette-d-alarme-132266

Dans une lettre ouverte au fondateur de la compagnie low-cost, le SNPL dénonce des « programmes de vol surréalistes »

La section SNPL des pilotes français d’easyJet est assommée par la charge de travail toujours plus lourde. En quête de profit, la compagnie britannique multiplie les vols et pousse ses pilotes à dépasser les limites légales de temps de travail.

Le 4 août dernier, en plein cœur de l’été, l’embarquement d’un vol easyJet à l’aéroport de Rome-Fiumicino a viré à la foire d’empoigne. Et pour cause, après quatre heures d’attente, les passagers qui devaient se rendre à Toulouse apprennent l’annulation de leur vol. Ils n’arriveront sur la Côte d’Azur que le lendemain après-midi après moult péripéties. La compagnie low-cost a déclaré qu’un incident technique sur l’appareil et le malaise d’un membre d’équipage avait entraîné le report du vol. Mais pour le syndicat national des pilotes de ligne, la situation est plus complexe. Et surtout plus inquiétante.

Dans une lettre ouverte au fondateur d’easyJet, Stelios Haji-Ioannou, dévoilée vendredi 11 août, la section SNPL des pilotes français de la compagnie aérienne britannique fustige un « programme de vol irréaliste, au mépris de la sécurité des passagers et des équipages ». Dès l’arrivée de la saison estivale, easyJet augmente drastiquement le nombre de vols afin d’engranger des profits. Pour les commandants de bord et l’équipage, la cadence est intenable. « On demande maintenant aux commandants de bord d’utiliser, au maximum et sans s’en cacher, leur pouvoir discrétionnaire pour dépasser les limites légales de temps de vol », assène la missive repérée par Les Échos.

Dans sa lettre ouverte, le SNPL rappelle à son employeur l’énergie dépensée en 2016 pour convaincre la Bourse et le grand public « que les 3 000 annulations rencontrées étaient dues à la mauvaise météo ou aux grèves du contrôle aérien, voire même au Brexit ». Rien qu’au mois de juillet 2017, 541 vols ont été annulés assurent Les Échos. Les syndicalistes, qui ne brandissent pas encore la menace de planter les piquets de grève, appellent Stelios Haji-Ioannou à « restaurer les valeurs » de leur « belle compagnie ».