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Ouragan Irma: communiqué du Groupe révolution socialiste de la Martinique.

Brève publiée le 11 septembre 2017

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://npa2009.org/actualite/ecologie/ouragan-irma-nous-sommes-solidaires-de-notre-caraibe

L’un des cyclones les plus puissants et terribles, Irma, vient de s’abattre sur la Caraïbe, et a écrabouillé notamment les populations de Barbuda, de Saint Barthélémy, de Saint-Martin et de Tortola, occasionnant victimes et dégâts matériels considérables. D’autres îles ont aussi beaucoup souffert

Près d’une semaine après le passage d’Irma, le gouvernement français et les autorités officielles sont incapables d’annoncer pour leurs colonies (Saint Barthélémy et Saint Martin) un bilan sérieux concernant les victimes (officiellement 9 morts jusqu’au 9 septembre), alors que plusieurs voix susurrent des chiffres plus importants. Sur le plan matériel, les deux îles sont dévastées à plus de 80%.

Pour un État toujours prompt à donner des leçons et à critiquer la gestion de ce type de crises par des États de moindre puissance, on ne peut que pointer sa gestion frivole, irresponsable et coloniale.  

Car si gouverner c’est prévoir, on ne peut que condamner l’État français pour son inertie, son absence de mesures préventives (coûteuses), puisque au vu des informations existantes - par ses propres services entre autres - personne et surtout pas lui, ne pouvait être pris par surprise. 

Aujourd’hui, faute d’avoir pris les mesures qui, en amont, auraient été les seules efficaces face aux scènes à la fois de désarroi et de rapines, c’est en catastrophe que l’État français tente d’apporter des réponses (sécuritaires notamment) au demeurant dérisoires à une population globalement démunie.   

Le GRS, solidaire, comme tant d'autres, des peuples aussi rudement frappés :

- appelle ses militant.e.s et sympathisant.e.s à participer aux collectes de solidarité en privilégiant évidemment les initiatives de structures dignes de confiance tout en regrettant l'absence d'un Front populaire et citoyen susceptible de coordonner la réception et la distribution de l'aide 

- exige de l'État français que des moyens conséquents soient immédiatement mis en place pour permettre l'évacuation (provisoire ou non) de celles et ceux qui en expriment la volonté.

- exige que l’État sanctionne sévèrement les aigrefins qui ont cherché à s'enrichir crapuleusement sur la misère de la population quand il faut fournir les denrées et les biens permettant de faire face à l'urgence.

-réclame que l'indispensable programme de reconstruction et de redémarrage des îles soit conçu par les autorités élues par la population et sous le contrôle effectif de celle-ci. L'État doit payer cette reconstruction en mettant à contribution les grosses fortunes tirant profit de la région. 

- réclame la prise en compte sérieuse des impératifs écologiques dans la définition des plans du futur.

- appelle les autorités légitimes de Guadeloupe d'abord et de Martinique ensuite à s'impliquer non seulement dans le soutien immédiat mais dans la vigilance sur la construction d'un avenir digne avec les aides auxquelles les peuples ont droit.

- réclame comme une mesure indispensable la mise en place d'une enquête indépendante sur la façon dont la crise à été gérée autant pour vérifier les rumeurs et témoignages entendus que pour sanctionner les coupables de faits et discriminations inadmissibles si, ils sont avérés et tirer les leçons pour le futur.

Le capitalisme pourrit tout. Le modèle civilisationnel symbolisé par St Martin et St Barthélemy avec son tout tourisme, ses trafics en tous genres, son affairisme échevelé, son arrivisme et son esprit de pwofitasyon sans égards pour les plus faibles, son mépris d'une nature qui rappelle brutalement son existence est le produit de ce capitalisme colonial. A nous Martiniquais.e.s, Guadeloupéen.ne.s d'en tirer toutes les conséquences. Quant à nos frères et sœurs aujourd'hui dans la détresse, il leur revient en pansant leurs plaies, de penser aussi un futur débarrassé des tares et de la superficialité des temps actuels. Pour cela aussi ils et elles ont besoin du soutien des peuples de la région et bien au delà. Le notre leur est acquis.

Fort de France, le 9 septembre 2017