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FO : Mailly mis en minorité est au bord de la démission
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Mis en minorité ce vendredi, au sein de son organisation, le secrétaire général de Force Ouvrière, qui a refusé de porter le fer contre la loi Travail, pourrait décider de quitter son poste avant la fin de son mandat prévue en avril. Seul contre tous...
C'est un véritable coup de tonnerre qui s'est abattu aujourd’hui sur la tête de Jean-Claude Mailly. Mis en difficulté depuis plusieurs semaines pour ses positions modérées sur la loi Travail, le secrétaire général de FO, est désormais sur la sellette. Le parlement de la centrale syndicale (Comité confédéral national) réuni à Paris pendant deux jours pour débattre de la ligne défendue par son chef et son bureau, a décidé de changer le cap et a repris la main pour dénoncer «la casse du Code du travail».
Selon nos informations, les 143 secrétaires d'union départementales, de fédérations et d'organisations ont voté à la quasi unanimité une résolution allant à l'opposé des arguments défendus depuis des mois par Mailly : « contre les ordonnances, FO est déterminée à défendre le droit des salariés», elle considère qu'une «mobilisation interprofessionnelle avant la ratification est nécessaire». Le résultat des urnes a été sans appel et sonne comme un véritable vote de défiance : 123 voix pour et 20 abstentions.
La veille déjà, Jean-Claude Mailly avait ouvert la séance par un discours « un peu sur la défensive », justifiant pied à pied sa position. Depuis la fin août, le secrétaire général répète que les ordonnances voulues par Emmanuel Macron « ne sont pas la casse du Code du Travail ». Par deux fois en interne, il a d'ailleurs mis sa démission dans la balance contre un appel de FO à une journée de mobilisation. « On a obtenu plus en trois mois de discussions qu'en douze l'an dernier », a-t-il d'ailleurs martelé à longueur d'interview. Des mots bien plus conciliants que ceux de Laurent Berger, le patron de la CFDT, qui ont alimenté la grogne de nombre de ses militants. Certains n'ont pas hésité à aller grossir les rangs des manifestants de la CGT lors des mobilisations du 12 et 21 septembre. Lors des deux journées d'action, 58 unions départementales de FO (sur 97) et 8 fédérations avaient appelé à défiler, bravant les consignes données par la confédération. Du jamais vu. Récemment, l'annonce de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, sur une hausse limitée des indemnités légales de licenciement aux dix années d'ancienneté, et non au-delà comme le réclamait Mailly qui en avait fait son totem, a fini de jeter le trouble. Un malaise grandissant qui est maintenant étalé au grand jour.




