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PSA pourrait supprimer jusqu'à 10.000 emplois en France
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le groupe automobile pourrait donc aller jusqu'à doubler ses réductions d'effectifs dans l'Hexagone: à l'automne dernier, il avait annoncé la suppression d'environ 5.000 emplois dans le cadre d'un premier plan anti-crise qui portait sur un total de 6.000 postes en Europe.
"Une ampleur d'au moins 8.000 salariés semble cohérente et est déjà très importante, mais un chiffre supérieur n'est pas impossible", a déclaré à Reuters Xavier Lellasseux, représentant CFDT chez PSA, confirmant des informations de presse. "Mais on peut craindre cette fois que ce ne soit plus un simple plan de départs volontaires."
PSA a évité jusqu'à présent de recourir à un plan social, en supprimant des postes d'intérimaires et de sous-traitants, en optant pour le non-remplacement des départs naturels ou en encourageant la mobilité interne ou externe. "Ce n'est qu'une hypothèse syndicale, mais on peut tabler sur une réduction d'effectifs de l'ordre de 10%, ce qui donnerait au total entre 8.000 et 10.000 suppressions d'emplois", a indiqué de son côté à Reuters Jean-François Kondratiuk, représentant Force Ouvrière. "Les effectifs de structure -administration, recherche & développement, commerce- vont être particulièrement touchés."
Fin 2011, PSA employait plus de 100.000 personnes en France, dont 81.000 environ dans sa branche automobile.
Un porte-parole de PSA a refusé de faire un commentaire.
CCE LES 12 ET 25 JUILLET
Reuters avait rapporté jeudi dernier, en marge d'un comité de groupe européen du constructeur, que celui-ci allait annoncer des économies supplémentaires pour 2012.
PSA a déjà engagé pour un milliard d'euros de réductions de coûts et 1,5 milliard d'euros de cessions d'actifs pour tenter de redresser une situation financière ébranlée depuis l'été 2011 par une chute des ventes, notamment de petites voitures en Europe du Sud.
Le groupe a convoqué les syndicats les 12 et 25 juillet prochains pour leur présenter des mesures de redressement, dont les salariés craignent qu'elles prennent la forme d'une grande restructuration, avec notamment l'officialisation de la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), pour réduire les surcapacités du groupe en Europe.
Les autres sites semblent pour le moment sauvés, mais plusieurs d'entre eux risquent de ne pas échapper à des coupes dans les effectifs: Rennes (Ile-et-Vilaine), dont la spécialisation dans les grandes voitures pourrait être remise en cause par l'alliance avec General Motors, emploie aujourd'hui environ 6.000 personnes; le site de Sevelnord (Nord), qui espère obtenir un nouveau véhicule utilitaire après le départ de Fiat, à qui PSA va racheter ses parts , affiche un effectif de 2.700 personnes; ainsi que l'usine de Madrid, dont l'activité risque de baisser entre la fin de la Peugeot 207 et l'arrivée d'une nouvelle Citroën en 2014, emploie autour de 2.500 personnes.
En juin, les ventes de PSA en France ont à nouveau baissé de 9,5%. Le groupe publiera ses résultats commerciaux du premier semestre vendredi.
Avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Marc Angrand




