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Casse de la fonction publique : tract de SUD Insee Paris

Brève publiée le 17 octobre 2017

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Tract de SUD Insee Paris (17 octobre 2017)

Casse du droit du travail, casse de la fonction publique :

seule une mobilisation puissante pourra nous faire éviter le pire

Les fonctionnaires pris pour cible

Le gouvernement a lancé l'opération « Action publique 2022 » vendredi 13 octobre. Et il nous prévient : en comparaison avec ce qui nous attend, la RGPP de Sarkozy ou la MAP de Hollande, c'était des réformettes. L'objectif est clair : baisser drastiquement la dépense publique d'ici 2022 (-3 points de PIB). Il faut bien financer les cadeaux fiscaux aux plus riches. Il faut bien trouver les 9 milliards à rembourser au patronat suite à la suppression rétroactive de la taxe de 3% sur les dividendes ! Ce gouvernement n'a strictement aucun scrupule : il veut saigner la grande majorité de la population, les services publics, pour donner encore plus à ceux qui ont tout.

Pour cela, l'objectif est de réduire le périmètre de la fonction publique. Édouard Philippe a demandé à chaque ministre de lister les missions publiques qui ont vocation à être supprimées ou transférées au privé (https://lc.cx/pYw9). Un « comité Action publique 2022 » (CAP 22) rendra en février 2018 un rapport qui fixera la feuille de route du gouvernement. Il sera composé notamment d'économistes libéraux, de patrons et de politiciens étrangers qui devront donc décider du sort à réserver aux services publics.

Le gouvernement peut aussi s'appuyer sur un rapport du Conseil d’État (https://lc.cx/p9Xw) intitulé « Accompagner l'ubérisation ». Le Conseil d’État explique qu’aucune activité n’est naturellement un « service public » et que l'essor des nouvelles technologies doit permettre de couper dans le gras. C’est pourquoi le Conseil d’État propose de « dresser la cartographie des activités de service public concurrencées par des plateformes numériques et en tirer toutes les conséquences pour leur réorganisation et la définition du périmètre du secteur public ».

Un dispositif mûrement réfléchi est donc mis en place pour dépecer la fonction publique. Le gouvernement a même pensé à lancer un « Forum de l'action publique » pour mieux vendre son projet de casse des services publics.

L'Insee ne sera pas épargné : nous serons les premiers visés !

L'an prochain, il y aura 82 suppressions de postes à l'Insee. En plein cœur de l'été, le gouvernement a décidé de baisser de 4 millions les crédits alloués à l'Insee (ce qui représente une amputation de près de 10% du budget de fonctionnement). Et l'Insee étant à la périphérie du ministère de l'économie et des finances, nous avons tout à craindre du recensement des missions ayant vocation à sortir du périmètre de la fonction publique. Souvenons nous que Attali et Macron avaient proposé de transformer l'Insee en « agence » en 2008 !

Malgré la grève du 10 octobre, le gouvernement ne lâche rien. Il va falloir amplifier la mobilisation !

Lors d'une rencontre avec les organisations syndicales lundi 16 octobre, le ministre de « l'action publique » (puisque « fonction publique » est devenu un gros mot) a confirmé le gel du point d'indice, l'instauration de la journée de carence, la suppression de 120.000 postes. Il a également annoncé le report d'un an de la poursuite du plan de revalorisation des carrières des fonctionnaires (PPCR).

Il faut aujourd'hui construire une mobilisation à la hauteur des attaques que nous subissons et contre celles qui sont en préparation. Le gouvernement cherche à nous diviser, à nous opposer les uns aux autres. L'enjeu est donc de construire une mobilisation interprofessionnelle pour obliger le gouvernement à retirer ses réformes odieuses. C'est tous ensemble que nous pouvons gagner. C'est une logique globale de destruction de nos acquis qu'il s'agit de stopper. La journée interprofessionnelle du 19 octobre permettra de rassembler dans la rue salariés du privé et du public. Au delà de cette journée, il faut qu'au niveau national un vaste front unitaire se mette en place pour offrir de réelles perspectives d'infliger une défaite à Macron. Il faut que les divisions stériles et incompréhensibles cessent. Les simples journées d'action ne suffiront pas : il faut donc aujourd'hui un véritable plan de mobilisation qui appelle l'ensemble des salariés à entrer en action pour bloquer réellement le fonctionnement normal de l'économie.

Manifestation : Jeudi 19 octobre à 14h, départ de Montparnasse

Départ de Malakoff : rdv à 13h40 au métro Plateau de Vanves

RDV Insee sur place : 14h devant le café Montparnasse
 (8 Place du 18 Juin 1940)

Après les vacances scolaires de la Toussaint, nous organiserons une nouvelle Assemblée générale pour échanger sur la situation et sur les moyens d'y faire face.