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Liens
Catalogne - Rajoy va frapper fort, l’heure de l’indépendance est imminente !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://npaherault.blogspot.fr/2017/10/catalunya-vers-la-reprise-des-hostilites.html
19 octobre
Info reçue ce soir : appel de la Crida por la democracia (Appel pour la démocratie) à faire des retraits bancaires demain entre 8h et 9h en guise de protestation symbolique contre les menaces qui pèsent sur la Catalogne. D'autres actions, dont les manifs de samedi pour exiger la liberté des Jordis, sont en préparation, en particulier du côté des CDR.
Redoublons de solidarité internationale avec le mouvement national catalan !
Malgré une nouvelle, et dernière, lettre au gouvernement espagnol réitérant sa demande de dialogue, Carles Puigdemont a indiqué qu'en cas de maintien par celui-ci de son refus et surtout si le"155" était enclenché, le Parlament catalan serait habilité à faire ce qu'il n'avait pas fait à sa dernière plénière, voter la déclaration unilatérale d'indépendance (DUI). La réponse de Rajoy a été immédiate : la procédure de suspension du pouvoir de l'Autonomie catalane est lancée, seuls restent à régler les aspects techniques (quels ministères piloteront et sur quelles compétences la nouvelle gouvernance) de cette suspension qui devrait se mettre en place, en lien avec d'autres mesures, en particulier répressives, à partir de samedi.
Le putschiste de 1981 est de retour mais en soutien au 155 du gouvernementet en brandissant la Constitution !
Tous au sol, ceci est un155 (1)
Il est à noter que la mise au point des détails de cette mesure d'exception est l'oeuvre d'un groupe de travail resserré associant au plus près à l'équipe du Parti Populaire desresponsables du PSOE, membres du premier cercle de son secrétaire général. C'est dire le degré de connivence, plus justement, de complicité, qu'il existe, sur une question aussi significative de l'orientation antidémocratique et, pardon pour la redondance, antipopulaire de l'Etat espagnol, entre la "gauche" et la droite. Le masque tombe définitivement sur la réalité du nouveau PSOE qu'était censé incarner Pedro Sánchez : sous son égide de "novateur" ayant opéré, nous disait-on, un tournant à gauche des socialistes, on voit se reconstituer le bipartisme honni que les Indigné-es avaient si fortement et durablement déstabilisé. Les deux forces politiques historiques du système de la Transition, aussi désigné régime de 78, (année du vote de l'actuelle constitution),rescellent le pacte de convergence initial contre le mouvement populaire à l'oeuvre en Catalogne et, par là-même, signifient, avec l'impact de l'unisson retrouvé, à tous les peuples d'Espagne ce qu'il en coûtera désormais de tenter de sortir du cadre posé "constitutionnellement" en 1978, sous le chantage des Forces armées franquistes, pour que se recycle politiquement le pouvoir capitaliste. La crise de 2008 ayant rompu 30 ans de fascination magnétique et de fatalisme apolitique envers le consensus autour de la Constitution, celle-ci mobilise les ressources répressives qu'elle maintenait en réserve dans ses soutes pour faire face à une montée des contestations. La preuve la pluséclairante par la Catalogne, mais on n'oubliera pas les prémices constituées, entre autres, par la tristement célèbre "loi bâillon" (2015, lire ici).
La réactualisation de l'alliance entre le PP et le PSOE se sert de la Catalogne pour lancer un avertissement général qui ne concerne d'ailleurs pas les seules questions nationales, mais aussi les mobilisations sociales, qu'elles s'y nichent fortement ou qu'elles se développent en dehors de toute logique de revendication nationale. Voilà pourquoi la solidarité avec la Catalogne luttant pour son indépendance est un combat plus large qu'il n'y paraît : celui qui doit viser à faire tomber un régime qui est en pleine dégénérescence politique tant sur les plans (au demeurant liés entre eux) de la corruption ou de l'austérité que des agressions policières, judiciaires, en somme liberticides.
Face à la tentative de division portée à incandescence par le gouvernement central, avec l'appui du monarque, ses alliés de gauche et de droite (Ciudadanos) et la caste médiatique qui leur est associée, entre la Catalogne et le reste du pays et de l'Europe, ilnous faut reconstituer le front uni de ceux et celles qui cherchent la voie de l'alternative à l'existant. Ce front uni doit être inéluctablement aujourd'hui un front de soutien à l'autodétermination catalane qui a parlé et qui a déclaré sa volonté d'être indépendante. Si d'aventure la Catalogne venait à être défaite, ce serait un feu vert qui serait donné à Rajoy mais aussi Macron, Merkel, Juncker ou Draghi pour poursuivre et même accentuer leurs attaques contre l'ensemble des peuples. Ce serait aussi un encouragement donné aux extrêmes droites pour affaiblir les solidarités d'alternative au système et les détourner au profit de leur nationalisme d'exclusion, raciste et xénophobe.
(1) Sur la tentative de coup d'Etat du 23 février 1981 lire ici
En ce sens, le NPA 34 vous invite à sa réunion publique de demain soir, ouverte à tous et à toutes, pour parler solidarité avec la Catalogne et analyser la portée politique de ce qui s'y passe.
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Rajoy et le juge ... et la démocratie
Points de vue raisonnables
- L'idée c'est : nous contrôlons les juges et les médias, nous appliquons la loi comme ça nous chante, nous réprimons ceux/celles qui protestent, nous négligeons d'écouter qui demande du dialogue et nous gouvernons la Catalogne sans en passer par les urnes. Et si ça prend, on applique à toutes choses.
- Mais ... cela ressemblera à une dictature !
- Ah, ah...non, mon gars, beaucoup mieux, cela ressemblera à une démocratie !
Remarque : les deux personnages portent la toge du juge (à forte ressemblance avec feu le dictateur siégeant dans les nuées qui font l'horizon de l'actuelle démocratie espagnole !), Rajoy compris ! Ils portent également le calot et, sous la toge, l'uniforme militaires !
Dernière minute
Lu dans les médias de l'Etat espagnol :
Emmanuel Macron a indiqué ce jeudi que les chefs d'Etat et de Gouvernement de l'UE enverront un message "d'unité autour de l'Espagne" face à la crise politique en Catalogne née du défi indépendantiste. "Il s'agira d'un message d'unité concernant aussi nos Etats membres face aux risques auxquels ils sont exposés".
A lire aussi (de notre camarade Miguel depuis Valencia)
Et aussi
Entretien avec Andreu Coll, militant d’Anticapitalistes, après l’expiration de l’ultimatum de Rajoy contre le gouvernement de Catalogne.
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